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Demat!
Si je vous disais qu’une guerre risque d’éclater en plein cƓur de l’ Europe dans un futur proche, me croiriez-vous ?
Et si je vous disais que cette guerre est la consĂ©quence d’un autre conflit , qui a fait des milliers de morts, toujours en pleine Europe ? Et si je vous disait qu’il y a un lieu en Europe qui n’a obtenu le droit de vote universel qu’à la toute fin des annĂ©es 90, me croiriez-vous ? C’est pourtant vrai . Et cet endroit, c’est l’ Irlande du nord.que l'on appelle aussi Ulster, ou CĂșige Uladh en gaĂ©lique
VoilĂ  , pour l’introduction tape Ă  l' oeuil, c’est fait, maintenant essayons de comprendre en dĂ©tail ce qui se passe dans cette rĂ©gion qui compte environ 1,8 Million d’habitants, et qui reprĂ©sente, depuis un siĂšcle , une bombe Ă  retardement au sein du royaume unis.
Le conflit Irlandais remonte au moyen age , mais vous en avez peut ĂȘtre marre de mes cours d'histoire interminables.
L’Irlande est divisĂ©e en plusieurs entitĂ©s gĂ©ographiques. Les provinces, et les comtĂ©s. Les provinces sont au nombre de quatre, le Munstein, le Connaught , le Leinster et l’Ulster, et les comtĂ©s au nombre de 32. grosso modo, c’est l’ Ă©quivalent des rĂ©gions et des dĂ©partements.
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les provinces d’Irlande

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les comtés d'Irlande

NĂ©anmoins , l’Irlande est aussi coupĂ© en deux par une autre division , politique celle-lĂ  : les trois quarts les plus au sud de l’Irlande forment un Ă©tat indĂ©pendant , dĂ©mocratique et souverain , tandis que le quart le plus au nord, qu s’étend sur la majoritĂ© de l’Ulster et comprend six comptĂ©s, est un territoire membre du royaume unis. C’est ce territoire qui nous intĂ©resse ici.
Alors, pourquoi ce petit bout de territoire n’a pas rejoint la rĂ©publique ?


La colonisation
Le problĂšme de l’Irlande du nord est originalement religieux. Au moyen age, les anglais parviennent avec difficultĂ© Ă  soumettre l’Irlande, mais leur pouvoir n’est que thĂ©orique. Les irlandais se rĂ©voltent rĂ©guliĂšrement, et Ă  chaque dĂ©cennies, il faut envoyer des armĂ©es disproportionnĂ©ment grandes pour pacifier le territoire.
AU XVIe siĂšcle, avec la rĂ©forme protestante , l’Angleterre va devenir majoritairement protestante, mais l’Irlande est insensible aux prĂȘches de Luther et Calvin : il n’y a aucune sĂ©dition, aucun temple d’ ouvert . La totalitĂ© de la population reste catholique.
Cela ne plait pas Ă  Lord Cromwell, protestant extrĂ©miste qui vient de prendre le pouvoir Ă  Londres . Dans le mĂȘme temps , celui-ci trouve une idĂ©e brillant pour mettre fin au problĂšme irlandais. Il envahit l’Irlande qui se rebelle une fois de plus, massacre un tiers de la population (!), exile des dizaines de milliers de fermiers habitants du nord vers le sud, et lance un gigantesque programme de colonisation, installant sur les terres qu’il a confisquĂ© des Ă©cossais et des anglais protestants, de sorte que ceux-ci deviennent majoritaires sur six des huit comtĂ©s d’Ulster.
Puis, l’état anglais instaure une sĂ©rie de mesures visant Ă  discriminer les catholiques au profit des protestants. Aucun catholique ne peut ĂȘtre dĂ©putĂ©, ceux-ci n’ont pas le droit de possĂ©der leurs terres, dĂ©tenues par des propriĂ©taires terriens protestants, le gaĂ©lique est discriminĂ©, les curĂ©s doivent demander une autorisation administrative pour chacune de leurs messes.. Pendant ce temps, les protestants prospĂšrent, et dĂ©veloppent une mentalitĂ© de '' forteresse assiĂ©gĂ©es'', par les hordes d'Irlandais misĂ©reux , alcooliques et surtout..catholiques!
Pire encore, la quasi totalitĂ© de ce que les fermiers catholiques produisent est confisquĂ© et envoyĂ© en Angleterre, de sorte qu’il ne reste aux locaux que les pommes de terre . Quand les patates chopent le mildiou, un parasite , se crĂ©e une famine qui divisera la population par deux. Et l’Angleterre refuse d’aider les irlandais, au nom du libre Ă©change et du refus de l’assistanat.


La guerre d'indépendance, la guerre civile
Cette politique dĂ©plorable aboutit Ă  l'insurrection de trop : pour pĂąques 1916, Dublin se couvre de barricade . L'Insurrection Ă©choue, mais le signal est lancĂ© : partout dans le pays, la population prend les armes pour combattre les anglais. Les rĂ©volutionnaires fondent l’IRA, pour Irish Republican Army.
La guerre d’indĂ©pendance est longue , pleine de rebondissement, sanglante, et n’a rien Ă  envier aux guerres de dĂ©colonisation des annĂ©es 60. Pour les gens qui veulent prendre le temps de dĂ©couvrir cette histoire mĂ©connue mais passionnante, voila une vidĂ©o trĂšs synthĂ©tique qui rĂ©sume le conflit (en dessins)


Pour les gens qui sont pressĂ©s , je rĂ©sumerai tout cela en quelques lignes : l’IRA mĂšne une guĂ©rilla Ă  laquelle Londres rĂ©pond par une rĂ©pression fĂ©roce, dans une stratĂ©gie de terreur, qui ne fait que dresser un peut plus la population contre eux. Le sinn fein, branche politique de l’IRA, gagne les Ă©lections de 1918 avec quasi 50 % des voies et une Ă©crasante majoritĂ© de siĂšges . Seul l’ulster, la zone colonisĂ©e par les protestants, vote majoritairement pour les unionistes. le soutiens de la population Ă  la cause rĂ©publicaine ne fera que se renforcer avec le temps.

En 1921, Londres, en Ă©chec total et ayant perdu une bonne moitiĂ© du pays, propose Ă  l’IRA un compromis: l’ autonomie de l’Irlande, qui glisse vers une indĂ©pendance progressive , sauf..les six comtĂ©s loyalistes d'ulster, qui restent attachĂ©s au royaume uni . L’IRA se divise entre des modĂ©rĂ©s majoritaires qui acceptent le traitĂ©, et des radicaux qui veulent la libĂ©ration totale. S’ensuit une guerre civile plus sanglante encore que la guerre d’indĂ©pendance. les anciens frĂšres d'armes s'entre tuent entre pro et anti treaty.
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combattants pro traités en embuscade à Dublin

L'Ulster
La victoire des pro traitĂ©s, mieux Ă©quipĂ©s, soutenus par une population lasse de tant de violence, aboutit Ă  L’Irlande telle que nous la connaissons: un sud indĂ©pendant, et une ulster britannique.
Sur place, le pouvoir va instaurer un vĂ©ritable systĂšme d’apartheid. Les catholiques connaissent un taux de chĂŽmage deux fois plus Ă©levĂ©, leur communautĂ© vis Ă  75% en dessous du taux de pauvretĂ©, et Ă  90% dans des '' logement sociaux'', c'est Ă  dire logĂ©s Ă  dix par maison dans des habitations minuscules sans eaux ni Ă©lectricitĂ© , et cela jusque dans les annĂ©es 90: les bidonvilles de Belfast n'ont rien Ă  envier Ă  ceux de Rio de Janeiro . Pire encore: le principe ''un Ă©lecteur un vote'' est remplace par un systĂšme censitaire complexe basĂ© sur le fait de possĂ©der une maison ou une entreprise , qui exclue les trois quarts des catholiques et assure la victoire des unionistes mĂȘme la ou ils sont trĂšs minoritaires. La dĂ©mocratie n'existera pas en Irlande du nord avant 1998. Cela fera dire Ă  Willem Botha, premier ministre sud africain : '' je suis prĂȘt Ă  rendre toutes les lois de l’apartheid contre une seule loi d' exception nord irlandaise ''. Propos provocateur, mais rĂ©vĂ©lateur. Seul les protestants ont le droit d'entrer dans la police, qui exerce une violence quotidienne insupportable.

quartier du centre de belfast dans les années 50. Maisons aisées, présence de tramway , lieux de pouvoir. Zone protestante

quartier catholique dans les années 70 : vingt années aprÚs la premiÚre vidéo, les ghetto catholiques sont encore à des années lumiÚres de ce que les zones protestantes étaient dans les années 50. Une grande partie d'entre eux n'ont toujours pas l'eau courante ou électricité. La quasi totalité des adultes sont au chÎmage et enchaßnent les boulots payés au black.

Les graines de la haine sont semées entre une population catholique excédée et une population protestante effrayée à l'idée de perdre ses privilÚges. La guerre éclate dans les années 60 entre les paramilitaires loyalistes (protestants extrémistes armés), les paramilitaires républicains (qui souhaitent la réunification et le socialisme, dont la force la plus importante reste l'IRA, qui n'a jamais déposée les armes.). l'armée anglaise débarque en nombre et soutiens les loyalistes.
le conflit dure trente ans et fait plus de 3000 morts. Une fois de plus, je ne le conterai pas en dĂ©tails. Les pogroms des protestants contre les populations catholiques entraĂźnent comme rĂ©ponse les attentats de l'IRA. les quartiers catholiques et protestants sont sĂ©parĂ©s par d'Ă©pais murs,. L'armĂ©e subit embuscades et exĂ©cutions ciblĂ©es. Les Ă©vĂšnements de ce conflit (grandes grĂšves de la faim des rĂ©publicains, bloody sunday , tirs de mortiers sur le parlement anglais) mĂ©riteraient un autre Ă©pisode. Les paramilitaires loyalistes se chargent de faire le sale boulot de l'armĂ©e, et font rĂ©gner la terreur. Les paramilitaires rĂ©publicains transforment les quartiers catholiques en forteresses impĂ©nĂ©trables, gardĂ©es par des unitĂ©s mobiles de tireurs embusquĂ©s, invisibles car cachĂ©s par la population, sortant d'une maison pour immĂ©diatement s'engouffrer dans une autre, laissĂ©e grande ouverte exprĂšs, ce qui leur permet de frapper un peut partout sans se faire remarquer, courant de refuges en refuges alors que les blindĂ©s britanniques doivent se dĂ©placer lentement au travers des rues. Ces zones sont de vĂ©ritables viet nam pour les rĂ©guliers. Signalons nĂ©anmoins qu'il a existĂ© des protestants rĂ©publicains et des catholiques loyalistes, mĂȘme si cela reste marginal.
Face Ă  cette guĂ©rilla entreprenante, l'armĂ©e se terre dans des forts surarmĂ©s, et ne sort qu'en grand nombres. Les miliciens protestants se chargent d’infiltrer les zones catholiques pour enlever et Ă©liminer les militants rĂ©publicains, rĂ©els ou prĂ©sumĂ©s. Personne n'est en sĂ©curitĂ© , nulle part, on n'est jamais Ă  l’abri d'une balle perdue ou d'une explosion ratĂ©e.


un homme de l'IRA protĂšge une Ă©cole catholique. Cette photo , qui n'est pas une mise en scĂšne , illustre la violence et le danger permanent de l'Ă©poque.

La paix revient dans les années 90, avec un compromis baptisé ''good friday agreement'': l'Ultser reste anglaise, mais les catholiques obtiennent la fin des discriminations, le sinn fein (principal parti républicain) entre en politique et l'Utlser devient autonome. Catholiques et protestants se partagent le pouvoir. Les milices doivent se désarmer.
Néanmoins, les radicaux des deux camps continueront la lutte armée jusque dans le milieux des années 2000: pour eux, le traité est une trahison, un compromis avec l'ennemi.

La situation aujourd'hui
L'Irlande du nord est fragmentée entre deux communautés. La communauté protestante (qui n'est plus majoritaire démographiquement) se sent abandonné par Londres et rechigne à se départir de ses anciens réflexes. la communauté catholique (à égalité avec les protestants) se sent toujours discriminée, et la tentation de la lutte armée reste forte, d'autant plus que les inégalités sont toujours vivaces (81% des logements insalubres sont occupés par des catholiques).

Les deux communautĂ©s, Ă  force Ă©gale, se reposent sur une culture interne trĂšs prĂ©gnante, trĂšs puissante, trĂšs particuliĂšre. Chacune a ses hĂ©ros, ses us et coutumes. Les quartiers rĂ©publicains parlent gaĂ©lique, honorent Conolly le penseur de l'insurrection de 1916, Boby Sand le grĂ©viste de la faim, ou de Valera, le premier prĂ©sident de l'Irlande. ils se rassemblent chaque annĂ©e Ă  pĂąque en hommage Ă  l'insurrection de 1916. Ils sont globalement marxistes, socialistes, malgrĂ© leur foi catholique: Ă©trange foi que celle des catholiques irlandais, ou marx, lĂ©nine et parfois mao cĂŽtoient jĂ©sus et le pape François. Ils caillassent les camions de police qui se risquent chez eux, et organisent eux-mĂȘme la justice et la sĂ©curitĂ©, avec tous les abus que cela comporte. Les radicaux refusent de prendre part au processus Ă©lectoral. Le drapeau vert blanc orange pavoise toutes les rues.
Les quartiers loyalistes refusent le gaĂ©lique, parlent anglais, ou l'ulster scot (un dialecte de l'anglais). ils honorent guillaume d'orange qui sauva l’Irlande anglaise au XVIIe siĂšcle Ă  la bataille de Boyne face aux rebelles catholiques, Ian Paisley, le pasteur fondamentaliste qui menait les pogroms anti catholiques, ou Margaret Thatcher, premiĂšre ministre britannique qui resta inflexible face Ă  l'IRA. Ils sont globalement trĂšs conservateurs socialement, et trĂšs libĂ©raux Ă©conomiquement. Les loyalistes prennent un malin plaisir Ă  dĂ©filer en uniforme dans les quartiers rĂ©publicains, sous protection policiĂšre, ce qui jette de l'huile sur le feu. beaucoup vivent encore dans une mentalitĂ© coloniale et mĂ©prisante, vis Ă  vis de ceux qu'ils se bornent Ă  appeler ''les papistes''. L'union jack flotte Ă  tous les coins de rues, accompagnĂ© de la banniĂšre loyaliste, une main droite rouge sur fond blanc, frappĂ© d'une croix rouge elle aussi, qui symbolise le serment de fidĂ©litĂ© Ă  l'union prĂȘtĂ© par les paramilitaires, le blanc de la puretĂ© et le rouge des martyrs.

galerie photo d'une Irlande scarifiée:
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fresque murale en hommage à Boby sand, un des dix prisonniers républicains mort dans les grÚves de la faim de 1981.
100 000 personnes assistÚrent à son enterrement, et son décÚs engendra plusieurs semaines d'émeutes.



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fresque loyaliste en hommage aux organisations protestantes du XIXe siÚcle, de la continuité desquelles se réclament les auteurs.


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fresque républicaine en hommage à la grande famine de 1845, une catastrophe démographique terrible qui divisera par deux la population irlandaise, et fut provoquée par le fait que les colons anglais expropriaient les irlandais de 80% de ce qu'ils produisaient. Londres refusa de venir en aide aux irlandais, estimant que les catholiques étaient punis par Dieu pour leur foi hérétique. La fresque en commémore plus exactement le 150e anniversaire.




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fresque loyaliste en hommage à l'UDA, principale organisation paramilitaire loyaliste. Il est écrit ''mieux vaut mourir debout que vivre à genoux dans une république irlandaise''



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Mur entre deux communautés, Belfast


Les deux camps font grand usage de la musique.
come out ye black and tans, chant traditionnel républicain

Chant loyaliste, qui se moque des grévistes de la faim républicains, en leur proposant un cheese burger.

parade loyaliste. Les uniformes triangulaires sont ceux de l'ordre d'orange, organisation religieuse protestante assez radicale.

enterrement de bobby sands (celui qui est sur la fresque rĂ©publicaine et celui qui est visĂ© par la chanson loyaliste). Les hommes en uniforme sont des soldats de l'IRA. Vous vous demandez peut ĂȘtre comment des clandestins recherchĂ©s par la police pouvaient s'afficher dans la rue comme ça? GrĂące Ă  une tactique imparable: Ă  la fin des manif, les membres de l'IRA Ă©taient entourĂ©s de femmes qui dĂ©ployaient de larges parapluies, le temps que les clandestins se changent Ă  l’abri des camĂ©ras, pour devenir des civils lambda.

Avec le Brexit
Aujourd'hui, la situation se charge Ă  nouveau de tensions. Les partis politiques rĂ©publicains sont lentement montĂ©s en puissance, et sont dĂ©sormais Ă  Ă©galitĂ© avec les loyalistes au parlement, mĂȘme si cela ne reflĂšte pas forcement la position de la sociĂ©tĂ© sur la question irlandaise: les partis rĂ©publicains sont de gauche, les partis unioniste de droite. Il arrive donc que les quelques unionistes de gauche votent pour des rĂ©publicains, et vice versa. Plus prĂ©cisĂ©ment:
Avant le brexit, on comptait environ 30% de républicains militants , 40% de loyalistes militants, et 30% d'indécis qui choisiraient le maintient au sein du royaume unis en raison de la meilleur santé économique du pays. Mais le brexit change tout, pour deux raisons: premiÚrement, la sortie du royaume unis implique le retour d'une frontiÚre physique entre les deux Irlande, ce qui serait un symbole terrible pour les communautés à la frontiÚre, trÚs républicaines: cet évÚnement fera l'effet d'une étincelle dans un tonneau de poudre. DeuxiÚmement, la population ayant majoritairement voté contre le brexit, beaucoup d'indécis se sont ralliés aux républicains, car les unionistes ont fait campagne pour la sortie. Désormais, les deux camps sont à égalité. Les couteaux sont tirés, les paramilitaires reprennent les armes. En témoigne la mort de la journaliste Lyra McKee dans une émeute républicaine à Derry, tuée par une balle perdue dont est responsable la New irish Republican Army, forte d'environ 400 paramilitaires.
Bref, si le brexit Ă  lieu, la guerre risque de repartir, avec son cortĂšge d'assassinats, d’enlĂšvements, de bombes.. espĂ©rons qu'une solution pacifique sera trouvĂ©e, mĂȘme si cela semble malheureusement improbable.

carte des derniÚres élections locales: vert=sinn féin, principal parti républicain, orange = DUP, principal parti loyaliste. Ces zones, évidemment, se recoupent parfaitement avec le découpage religieux protestants/catholiques et le découpage linguistique entre gaélique/ulster scot. l'Ilot vert au milieu du orange, c'est West Belfast, la partie catholique de la capitale.

Dans le prochain épisode, nous parlerons de l'écosse, de sa géographie et de ses habitants. Un épisode moins politique et plus poétique.
Kenavo ar wech all :)

les musiques de l'Ă©pisode:
le pennec, une valse de haute bretagne absolument sublime Ă  Ă©couter comme Ă  danser

telenn vor, par le groupe breton triskell. TrĂšs tradi.

irish way, du gros rock celtique par le groupe '' the o'reillys and the paddyhats''