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Ruined Soul

Xéna la guerrière
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Le 14/07/2019 :
Froid était le carrelage de la
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,
Stridents étaient les cris,
Abondantes étaient mes larmes,
Oppressante était ma peur.
7h30: Un cri, c'était ma mère. Elle sorti ensuite se calmer, et 2h plus tard, la revoici.
" Tu veux mourir c'est ca ? Et bien tu va voir, tu ne fais rien pour attendre!".
Je l'entend se rapprocher, les pas étaient dynamiques, lourds, c'est l'heure pour moi de me cacher, je pousse un cri et part m'enfermer. Elle pousse de toutes ses forces.
"Arrête maman, stp calme toi...." Mais elle parvint à ouvrir, je suis assommée et le cauchemars commence.... je me souviens de sa facon dont elle me secouait telle une poupée de chiffon, d'avoir vu de près les escaliers... et le vide, d'avoir senti la mort me parcourir et de m'être finalement plus que jamais battue pour la vie alors que la mort me semblait jusque là être l'idéal à atteindre. Voilà comment je me suis retrouvée à me battre avec celle qui m'a pourtant portée, élevée et
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censé m'aimer plus que tout au
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. Mais chez nous l'amour n'existe pas. Je vis dans un monde où on nous fait croire qu'il existe mais où on ne le trouve nul part. Un monde, où on utilise la force pour nous faire comprendre des choses simples, où les sentiments et la sensibilité sont blâmés, il ne faut pas rire trop fort ni pleurer trop longtemps. Un monde où on nous inculque dès le plus jeune age que la vie n'est pas un cadeau, et qu'il ne faut jamais s'attacher car l'amitié n'est qu'un mirage, et que tôt ou tard tout le monde partira sans se retourner. Un monde qui ne prend pas en compte notre personne, nous ne somme que des réussite, ou des échecs.
Bienvenue dans ma
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: un monde où au lieu de me parler, on a failli me tuer pour me faire comprendre que je voulais vivre plus que tout.
Je savais qu'elle n'irait pas jusqu'à me tuer, selon elle c'était le meilleur électrochoc possible.
" Tu le vois que tu veux vivre, alors maintenant arrête tes conneries" a dis ma mère...
" File nous ton portable, cette fille, elle va se séparer de ton chemin, que tu le veuille ou non, avec ses insultes et ses mauvais conseils, elle ne fait que te mettre des sales idées dans la tête"
" Non s'il vous plait... c'est mon amie... laissez nous...."
" Mais l'amitié n'existe pas , et l'amitié virtuelle encore moins, dans la vie on est seul, et il n'y a pas de
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pour les gens fragiles. Allez, assez tergiversé, ou est ton portable ?"
" Sur elle, dans sa poche" a dis mon père.
Ils se sont jetés a deux sur moi et m'ont tout dérobé : portable, ordi, carte de crédit et clés de voiture. J'ai compris qu'ils avaient gagnés
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, et que je ne pourrais sans doute plus jamais parler à cette amie. Je suis restée là, à genoux dans la salle de bain, désemparée telle une
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à qui on aurait
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ses rêves, seule, de nouveau... Tout était calme, il n'y avait plus un bruit, il n'y avait que le spasme assourdissant de mes pleurs qui résonnaient dans toute les
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. Je pouvais sentir le regard froid et insensible de mes parents se
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sur moi. Ils n'ont rien dit, personne n'a rien fait, et chacun à fait son travail de son
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.
C'était le 14/07/2019, un jour pourtant comme un autre, un jour où il faisait beau et chaud, où le soleil resplendissait et les
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chantaient, contrastant ainsi avec la froideur de ma demeure et la noirceur de ma douleur. Le jour où j'ai cru mourir et où on m'a volé ma meilleure amie....



26/07/2019 :
Après un peu plus de deux semaines enfermée chez moi, n'ayant plus le droit de rien et ne pouvant plus contacter personne, j'ai réussi à élaborer un plan suffisamment crédible pour pouvoir m'évader de la prison qu'était devenu mon chez moi et échapper à l'autorité de mes parents, pour ainsi te reparler. Même si ce n'était que quelques heures, c'était déjà ca, j'avais besoin de savoir si tu allait bien, et de t'expliquer la situation...
"Et pas de conneries" dit mon père "Quoi que tu fasses on le saura toute façon".
" Oui oui t'inquiètes c'est bon".
La porte s'ouvre, je revois enfin la lumière du soleil et sens l'air du dehors. Je fais quelques pas, traverse le portail qui se referme derrière moi. Ça y est, je suis libre. Mais je ne perd pas de vue mon objectif.
"Allez, tu peux le faire, même si ils devinent quelque chose et qu'ils débarquent il ne t'arrivera rien là bas, c'est un endroit public tu es en sécurité. Il faut le faire, pour B, pour tout ce qu'elle a fait pour toi".
C'est ainsi que je pousse la porte de la médiathèque. Là bas il y a des ordis et je pourrais te contacter.
"Bonjour, est ce que je peux utiliser un ordinateur svp ?
- Il faut la carte de la médiathèque pour ca, désolé jeune fille...
-Oh mince... Elle est chez mes parents et je peux pas y retourner... n'y aurait il pas un autre moyen ....?
-Bon, ca a l'air important ton truc, donc je vais faire une exception pour cette fois, installe toi ".
Je me connecte, et je tape mon mail et mon mot de passe à toute vitesse. Ca charge et soulagement, tu est encore vivante, tu me reparle. Je pleure. Tu me raconte que tu a cru que je t'avais abandonné lachement, mes parents t'ont donc menti au téléphone... Je te raconte alors la vérité, tu dis que tu veux entendre ma voix mais on ne peut pas. Puis tu commence à parler, de tout ce qu'il s'est passé dans tes journées durant ces deux semaines. Je suis bien, je suis soulagée, et je parle aussi. Je ne vois plus l'heure tourner quand soudain .... Tic... Tac... mes parents... l'horreur reprend... Le casque sur mes oreilles, je sens tout d'un coup une présence derrière moi. Je me retourne, c'est mon père.
"Allez on rentre à la maison, ma pauvre fille, que t'est conne alors"
" Laisse moi au moins lui dire aurevoir...."
Je commence à écrire les premières lettres et il me tire les cheveux.
" On rentre tout de suite , ou alors je vais vraiment m'enerver !"
On sort, lui marche d'un pas décidé, moi je pleure. Je prend un chemin différent du sien pour rentrer à la maison, histoire de me calmer. Mais soudain je le vois arriver en voiture.
"- Je veux rentrer à pied
- Non tu monte ! arrête ton cinéma !" Il crie, gesticule, je ne sais plus ce qu'il disait, je sentait que le moteur accélérer de plus en plus et que la voix de mon père devenait de plus en plus forte. Ma respiration s'accèlère, je vois trouble, je n'arrive plus à réfléchir : crise d'angoisse.
" Papa faut que j'aille prendre l'air....
-Arrête ton cinéma !"
On arrive à la maison, mes jambes tremblent, je ne sais plus où je suis. Ça crie, ça insulte, ça pleure. Ah oui ca y est, je me souviens où je suis : Bienvenue chez moi... Mon père raconte tout à ma mère qui à son tour pète un câble. Elle part comme à son habitude.
" Putain, t'es conne ! Qu'est ce que tu fou à parler à cette fille, elle est dangereuse, c'est un monstre, elle est tarée !"
" Cette fille... m'a sauvé la vie, m'a soutenue et aidée. Alors, ne parle pas d'elle comme ca"
Je monte dans ma chambre et pleure pendant des heures, ma mère est sortie, mon père fait ses petites occupations. Tout est calme, jusqu'à 22h00. C'est ma mère qui revient, je l'entend monter les escaliers, d'un pas décidé, comme la dernière fois. Comme le 14... je barricade la porte de peur qu'elle ne tente à nouveaux de s'en prendre à moi. plus elle s'approchait plus le stress montait. On pouvait entendre ma respiration dans toutes les pièces de l'étage. Mais cette fois ci elle ne tenta pas d'ouvrir ma porte, elle se contenta de me dire des horreurs.
" J'ai appelé la mère de ton amie, je lui ai dit des horreurs. Elle en a marre du coup sa mère, et elle a menacé ton amie de la mettre à la rue. Tout ça c'est de ta faute, ton amie va avoir de gros ennuis avec sa
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et avec la police par ta faute car on va porter plainte à ta place !. Tu ne tient pas vraiment à elle"
" Arrête, je tient plus à elle qu'à vous, c'est toi le monstre ! c'est toi qui à tout gâché, c'est toi qui à insulté sa mère. Je voulais juste savoir comment elle allait..."
" non, moi je n'ai rien, c'est à cause de toi que je me suis énervée, tu as transgressé l'interdit, tu en paye les conséquences. Si elle a des ennuis, tu ne pourra t'en prendre qu'à toi même. Tu la manipulait, tu n'a toujours été qu'un monstre d’égoïsme ".
" Arrête, arrête, arrête !"
Je me mis à pleurer et à me boucher les oreilles comme lorsque j'étais petite et que j'entendais de la part de mon père " tu es malade, une grosse malade, va te faire soigner ! "
C'était trop, et comme à chaque fois que c'est trop, je pris l'objet le plus dur et le plus lourd que j'avais sur moi. Et je me mis à me frapper violemment. Pour me punir, pour faire partir la douleur.
1 coup pour ne pas avoir réussi à me battre et continuer à te parler
1 coup pour avoir déçu mes parents
1 coup pour t'avoir déçu
1 coup pour t'avoir attiré des problèmes, après tout... Ma mère avait peut être raison.
Au cinquième coup, la douleur était trop forte. Je lacha ce que j'avais à la main, je me jeta sur mon lit et pleura, pleura fort en espérant que ça ne sois qu'un cauchemars. Les hématomes de mes coups commençaient déjà à se former. La nuit tomba. Puis la vis continua, et depuis ce jour, tu le sais aussi, je n'ai plus jamais pu te reparler. Même si maintenant j'ai à nouveau mon portable et mon ordi, j'ai peur que si je te parle, ils le sachent et que ca t'attire des problèmes... alors je m'abstient. Je n'oublierai jamais. Ton absence je la vis comme un deuil. Le deuil d'une amitié, gâchée à cause de parents paranos et peu ouverts d'esprit. Je n'oublierai jamais que c'est toi qui m'a encouragée à me mettre à l'écriture et à faire des textes/poèmes, je n'oublierai pas non plus que c'est toi qui m'a redonné la confiance en moi et le courage de m'affirmer. Et je n'oublierai pas non plus que quand j'étais harcelée sur l'ancien forum alors que j'avais besoin d'aide, quand j'étais au plus bas et que je voulais mourir, c'est toi qui m'a sauvé la vie en me parlant et en tenant à moi. C'est grâce à toi que j'ai encore l'occasion de sourire aujourd'hui. J'espère que tu va bien, toi aussi ...
 
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Je trouve que tu écris très bien, glauque mais bien ^^

Si tu aimes écrire et que tu veux partager tes textes et te faire corriger et aider par des personnes compétentes, je t'invite à t'inscrire sur le site Internet : www://scribay.com et en passant, à visiter mon profil ;) : A-M Jinan
 

Maxicompil

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Mais chez nous l'amour n'existe pas. Je vis dans un monde où on nous fait croire qu'il existe mais où on ne le trouve nul part. Un monde, où on utilise la force pour nous faire comprendre des choses simples, où les sentiments et la sensibilité sont blâmés, il ne faut pas rire trop fort ni pleurer trop longtemps. Un monde où on nous inculque dès le plus jeune age que la vie n'est pas un cadeau, et qu'il ne faut jamais s'attacher car l'amitié n'est qu'un mirage, et que tôt ou tard tout le monde partira sans se retourner. Un monde qui ne prend pas en compte notre personne, nous ne somme que des réussite, ou des échecs.
Salut, ce passage est tellement véridique... je ne trouve même pas les mots pour le décrire tant il est puissant... tu as tout dit.

Ton texte est magnifique. J'ai même réussi à me reconnaître dans certains passages.
C'est fou. Vôtre amitié a l'air si forte et si triste à la fois.
Sans vouloir être indiscrète, êtes vous toujours en contact, elle et toi ?
L'amitié est ce qu'il y a de plus précieux (sans vouloir tomber dans le cliché), si tu sens que cette fille est la bonne, alors n'abandonne jamais. J'ai fait cette erreur et je le regrette chaque jour. Ceux qui se sont mis entre vous deux finiront par le payer, j'en suis convaincue.

Tu as un vrai talent pour l'écriture, c'est indéniable
 

Ruined Soul

Xéna la guerrière
🛡️Thanos
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Salut, ce passage est tellement véridique... je ne trouve même pas les mots pour le décrire tant il est puissant... tu as tout dit.

Ton texte est magnifique. J'ai même réussi à me reconnaître dans certains passages.
C'est fou. Vôtre amitié a l'air si forte et si triste à la fois.
Sans vouloir être indiscrète, êtes vous toujours en contact, elle et toi ?
L'amitié est ce qu'il y a de plus précieux (sans vouloir tomber dans le cliché), si tu sens que cette fille est la bonne, alors n'abandonne jamais. J'ai fait cette erreur et je le regrette chaque jour. Ceux qui se sont mis entre vous deux finiront par le payer, j'en suis convaincue.

Tu as un vrai talent pour l'écriture, c'est indéniable
Merci beaucoup ^^
Alors non, on est plus en contact... En fait c'est assez compliqué. Comme je suis placée sous protection judiciaire à cause d'une maladie mentale (on me l'avaient caché pendant des années, je ne l'ai appris que cet été...) ils peuvent porter plainte à ma place. Donc ils ont voulu porter plainte contre cette fille, et je ne sais pas ce qu'ils ont dit à la police, mais ils ont réussi à les mettre de leur coté... Pour l'instant elle a pas eu de problèmes, mais on a interdiction de nous parler et si jamais on le fait quand même, elle risque de vraiment avoir des soucis et moi aussi par la même occasion... Donc voilà...
Je suis d'accord avec toi quand tu dis que l'amitié c'est précieux, surtout quand on a en plus pas la chance d'avoir du soutien de la famille... Mais du coup ce que je compte faire c'est d'attendre quelques années, le temps que je sois indépendante et que toutes ces histoires se tassent pour reprendre contact
 

Hyppolite

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Le 14/07/2019 :
Froid était le carrelage de la
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,
Stridents étaient les cris,
Abondantes étaient mes larmes,
Oppressante était ma peur.
7h30: Un cri, c'était ma mère. Elle sorti ensuite se calmer, et 2h plus tard, la revoici.
" Tu veux mourir c'est ca ? Et bien tu va voir, tu ne fais rien pour attendre!".
Je l'entend se rapprocher, les pas étaient dynamiques, lourds, c'est l'heure pour moi de me cacher, je pousse un cri et part m'enfermer. Elle pousse de toutes ses forces.
"Arrête maman, stp calme toi...." Mais elle parvint à ouvrir, je suis assommée et le cauchemars commence.... je me souviens de sa facon dont elle me secouait telle une poupée de chiffon, d'avoir vu de près les escaliers... et le vide, d'avoir senti la mort me parcourir et de m'être finalement plus que jamais battue pour la vie alors que la mort me semblait jusque là être l'idéal à atteindre. Voilà comment je me suis retrouvée à me battre avec celle qui m'a pourtant portée, élevée et
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Bienvenue dans ma
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: un monde où au lieu de me parler, on a failli me tuer pour me faire comprendre que je voulais vivre plus que tout.
Je savais qu'elle n'irait pas jusqu'à me tuer, selon elle c'était le meilleur électrochoc possible.
" Tu le vois que tu veux vivre, alors maintenant arrête tes conneries" a dis ma mère...
" File nous ton portable, cette fille, elle va se séparer de ton chemin, que tu le veuille ou non, avec ses insultes et ses mauvais conseils, elle ne fait que te mettre des sales idées dans la tête"
" Non s'il vous plait... c'est mon amie... laissez nous...."
" Mais l'amitié n'existe pas , et l'amitié virtuelle encore moins, dans la vie on est seul, et il n'y a pas de
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pour les gens fragiles. Allez, assez tergiversé, ou est ton portable ?"
" Sur elle, dans sa poche" a dis mon père.
Ils se sont jetés a deux sur moi et m'ont tout dérobé : portable, ordi, carte de crédit et clés de voiture. J'ai compris qu'ils avaient gagnés
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à qui on aurait
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ses rêves, seule, de nouveau... Tout était calme, il n'y avait plus un bruit, il n'y avait que le spasme assourdissant de mes pleurs qui résonnaient dans toute les
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C'était le 14/07/2019, un jour pourtant comme un autre, un jour où il faisait beau et chaud, où le soleil resplendissait et les
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chantaient, contrastant ainsi avec la froideur de ma demeure et la noirceur de ma douleur. Le jour où j'ai cru mourir et où on m'a volé ma meilleure amie....



26/07/2019 :
Après un peu plus de deux semaines enfermée chez moi, n'ayant plus le droit de rien et ne pouvant plus contacter personne, j'ai réussi à élaborer un plan suffisamment crédible pour pouvoir m'évader de la prison qu'était devenu mon chez moi et échapper à l'autorité de mes parents, pour ainsi te reparler. Même si ce n'était que quelques heures, c'était déjà ca, j'avais besoin de savoir si tu allait bien, et de t'expliquer la situation...
"Et pas de conneries" dit mon père "Quoi que tu fasses on le saura toute façon".
" Oui oui t'inquiètes c'est bon".
La porte s'ouvre, je revois enfin la lumière du soleil et sens l'air du dehors. Je fais quelques pas, traverse le portail qui se referme derrière moi. Ça y est, je suis libre. Mais je ne perd pas de vue mon objectif.
"Allez, tu peux le faire, même si ils devinent quelque chose et qu'ils débarquent il ne t'arrivera rien là bas, c'est un endroit public tu es en sécurité. Il faut le faire, pour B, pour tout ce qu'elle a fait pour toi".
C'est ainsi que je pousse la porte de la médiathèque. Là bas il y a des ordis et je pourrais te contacter.
"Bonjour, est ce que je peux utiliser un ordinateur svp ?
- Il faut la carte de la médiathèque pour ca, désolé jeune fille...
-Oh mince... Elle est chez mes parents et je peux pas y retourner... n'y aurait il pas un autre moyen ....?
-Bon, ca a l'air important ton truc, donc je vais faire une exception pour cette fois, installe toi ".
Je me connecte, et je tape mon mail et mon mot de passe à toute vitesse. Ca charge et soulagement, tu est encore vivante, tu me reparle. Je pleure. Tu me raconte que tu a cru que je t'avais abandonné lachement, mes parents t'ont donc menti au téléphone... Je te raconte alors la vérité, tu dis que tu veux entendre ma voix mais on ne peut pas. Puis tu commence à parler, de tout ce qu'il s'est passé dans tes journées durant ces deux semaines. Je suis bien, je suis soulagée, et je parle aussi. Je ne vois plus l'heure tourner quand soudain .... Tic... Tac... mes parents... l'horreur reprend... Le casque sur mes oreilles, je sens tout d'un coup une présence derrière moi. Je me retourne, c'est mon père.
"Allez on rentre à la maison, ma pauvre fille, que t'est conne alors"
" Laisse moi au moins lui dire aurevoir...."
Je commence à écrire les premières lettres et il me tire les cheveux.
" On rentre tout de suite , ou alors je vais vraiment m'enerver !"
On sort, lui marche d'un pas décidé, moi je pleure. Je prend un chemin différent du sien pour rentrer à la maison, histoire de me calmer. Mais soudain je le vois arriver en voiture.
"- Je veux rentrer à pied
- Non tu monte ! arrête ton cinéma !" Il crie, gesticule, je ne sais plus ce qu'il disait, je sentait que le moteur accélérer de plus en plus et que la voix de mon père devenait de plus en plus forte. Ma respiration s'accèlère, je vois trouble, je n'arrive plus à réfléchir : crise d'angoisse.
" Papa faut que j'aille prendre l'air....
-Arrête ton cinéma !"
On arrive à la maison, mes jambes tremblent, je ne sais plus où je suis. Ça crie, ça insulte, ça pleure. Ah oui ca y est, je me souviens où je suis : Bienvenue chez moi... Mon père raconte tout à ma mère qui à son tour pète un câble. Elle part comme à son habitude.
" Putain, t'es conne ! Qu'est ce que tu fou à parler à cette fille, elle est dangereuse, c'est un monstre, elle est tarée !"
" Cette fille... m'a sauvé la vie, m'a soutenue et aidée. Alors, ne parle pas d'elle comme ca"
Je monte dans ma chambre et pleure pendant des heures, ma mère est sortie, mon père fait ses petites occupations. Tout est calme, jusqu'à 22h00. C'est ma mère qui revient, je l'entend monter les escaliers, d'un pas décidé, comme la dernière fois. Comme le 14... je barricade la porte de peur qu'elle ne tente à nouveaux de s'en prendre à moi. plus elle s'approchait plus le stress montait. On pouvait entendre ma respiration dans toutes les pièces de l'étage. Mais cette fois ci elle ne tenta pas d'ouvrir ma porte, elle se contenta de me dire des horreurs.
" J'ai appelé la mère de ton amie, je lui ai dit des horreurs. Elle en a marre du coup sa mère, et elle a menacé ton amie de la mettre à la rue. Tout ça c'est de ta faute, ton amie va avoir de gros ennuis avec sa
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" Arrête, je tient plus à elle qu'à vous, c'est toi le monstre ! c'est toi qui à tout gâché, c'est toi qui à insulté sa mère. Je voulais juste savoir comment elle allait..."
" non, moi je n'ai rien, c'est à cause de toi que je me suis énervée, tu as transgressé l'interdit, tu en paye les conséquences. Si elle a des ennuis, tu ne pourra t'en prendre qu'à toi même. Tu la manipulait, tu n'a toujours été qu'un monstre d’égoïsme ".
" Arrête, arrête, arrête !"
Je me mis à pleurer et à me boucher les oreilles comme lorsque j'étais petite et que j'entendais de la part de mon père " tu es malade, une grosse malade, va te faire soigner ! "
C'était trop, et comme à chaque fois que c'est trop, je pris l'objet le plus dur et le plus lourd que j'avais sur moi. Et je me mis à me frapper violemment. Pour me punir, pour faire partir la douleur.
1 coup pour ne pas avoir réussi à me battre et continuer à te parler
1 coup pour avoir déçu mes parents
1 coup pour t'avoir déçu
1 coup pour t'avoir attiré des problèmes, après tout... Ma mère avait peut être raison.
Au cinquième coup, la douleur était trop forte. Je lacha ce que j'avais à la main, je me jeta sur mon lit et pleura, pleura fort en espérant que ça ne sois qu'un cauchemars. Les hématomes de mes coups commençaient déjà à se former. La nuit tomba. Puis la vis continua, et depuis ce jour, tu le sais aussi, je n'ai plus jamais pu te reparler. Même si maintenant j'ai à nouveau mon portable et mon ordi, j'ai peur que si je te parle, ils le sachent et que ca t'attire des problèmes... alors je m'abstient. Je n'oublierai jamais. Ton absence je la vis comme un deuil. Le deuil d'une amitié, gâchée à cause de parents paranos et peu ouverts d'esprit. Je n'oublierai jamais que c'est toi qui m'a encouragée à me mettre à l'écriture et à faire des textes/poèmes, je n'oublierai pas non plus que c'est toi qui m'a redonné la confiance en moi et le courage de m'affirmer. Et je n'oublierai pas non plus que quand j'étais harcelée sur l'ancien forum alors que j'avais besoin d'aide, quand j'étais au plus bas et que je voulais mourir, c'est toi qui m'a sauvé la vie en me parlant et en tenant à moi. C'est grâce à toi que j'ai encore l'occasion de sourire aujourd'hui. J'espère que tu va bien, toi aussi ...
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Quel talent. Quand je lisais ton texte, j'étais sur que les mots avaient noircies des pages entières de touts tes sentiments. J'espère qu'écrire te fait du bien. En tout cas, te lire m'a soulagée moi et je t'en remercie.
 

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