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ūüĒŹ Au plumard On est tous des drogu√©s, drogu√©s de l'air qu'on respire

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tears_of_death

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Il y a des moments dans notre vie o√Ļ on arrive √† un tournant. Un tournant d√©cisif, un moment o√Ļ il faut choisir, un moment o√Ļ, selon notre choix, la vie prendra tel ou tel chemin.
Ces crois√©es du chemin peuvent prendre des formes tr√®s diverses et tr√®s diff√©rentes, tr√®s vari√©es, mais une chose est sure : on ne les reconna√ģt jamais qu'apr√®s coup, et souvent m√™me jamais.

Voici le lien vers mon ancienne discussion, o√Ļ vous pourrez trouver tous mes textes d√©j√† post√©s : https://forum-ados.fr/threads/lecriture-est-ma-bouee-dans-cet-ocean-de-tenebres.193441/
 
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On se morfond sur notre sort. On pleure sur notre douleur. Ou plut√īt, je suis assez √©go√Įste pour pleurer comme √ßa alors que tellement de gens autour de moi souffrent! J'aimerais √©crire des beaux textes, arr√™ter de r√©p√©ter en boucle toujours la m√™me chose, aider des gens avec mes actions ou mes mots‚Ķ mais je suis pas dou√©e, et je ne pourrai rien y changer, c'est comme √ßa. Il y a des gens qui savent toucher les coeurs, qui savent soulever les masses, qui savent utiliser ce qu'ils ont en leur possession, arr√™ter de s'apesentir sur le pr√©sent et avancer pour construire le futur. Je n'en fais pas partie. Pourtant, j'aimerais que mes livres soient publi√©s, j'aimerais sortir de ce trou noir, j'aimerais ne plus faire partie des gens malheureux, et pouvoir enfin me concentrer sur autre chose que moi-m√™me. Cessez d'√™tre √©go√Įste. cessez de ne penser qu'√† moi, moi, moi.
Je n'ai pas retenu la leçon ?
Parce que franchement, n'importe qui arr√™terait apr√®s √ßa. Ma paresse a conduit deux personnes extraordinaires √†... la mort, et s√Ľrement encore bien plus encore, et moi, je n'arr√™te pas. Je sais que bient√īt une autre catastrophe va encore se produire, mais je ne peux pas m'emp√™cher, comme si c'√©tait inscrit dans mes g√®nes que je dois √™tre ce monstre. Je me d√©go√Ľte moi-m√™me, je d√©go√Ľte les autres, et pourtant, c'est en eux que je puise la force de rester en vie. Je suis drogu√©e des autres, mais personne n'est drogu√© de moi. J'aimerais dire que je m'en tape, que c'est pas grave, mais c'est pas vrai, parce que je suis drogu√©e, et que les drogu√©s ne peuvent pas se passer de leur drogue. Pourtant, est-ce qu'on peut vraiment me mettre dans la cat√©gorie des drogu√©s, puisque ma drogue se constitue de mes seuls r√™ves imaginaires et stupides, pu√©rils et √©go√Įstes ? Je veux arr√™ter de penser √† moi. Je veux souffrir, endurer, je veux hurler plus que je hurler d√©j√†‚Ķ si seulement √ßa pouvait permettre de me changer en quelqu'un de meilleur, je subirais avec joie...
 

tears_of_death

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Amour

Dès que je réussis à me calmer suffisamment et que je me décolle enfin de Tilly, Show m'aboie furieusement dessus. Le soulagement passé, c'est la colère qui l'anime à présent.
Comment as-tu pu faire ça ? C'était insensé, ridicule, et c'est surtout un miracle que tu aies survécu! J'ai cru que...
Je tombe √† genoux devant lui et je fixe ses yeux verts, de la m√™me couleur que les miens. Je vois dans son regard toute son anxi√©t√© pour moi, tout ce qu'il a travers√© ses derni√®res semaines. Je comprends enfin √† quel point √ßa a du √™tre dur de me voir m'√©loigner petit √† petit de lui. Je r√©alise √† quel point le foss√© qui s'est creus√© entre nous est grand et j'ai envie de pleurer. Showalex. Mon Dux. Celui qui m'a fourr√©e dans cette situation inextricable, mais surtout celui qui m'a ouvert les yeux sur ce que je suis vraiment, celui qui m'a toujours soutenue quand tout le monde m'abandonnait, celui qui m'est rest√© fid√®le depuis le premier jour et qui a plac√© en moi une confiance sans bornes presque ridicule. Comment ai-je pu lui infliger tout √ßa ? Comment ai-je pu le n√©gliger, l'oublier √† ce point, alors qu'il a toujours √©t√© l√† pour moi ? Je croyais que tout √©tait rest√© comme avant entre nous, mais au contraire, tout a chang√©. Rien n'est plus pareil. Je ne m'√©tais m√™me pas rendu compte √† quel point notre Nexus avait faibli. Nos contacts √©taient devenus purement... tactiques. Nous ne jouons plus, nous ne partageons plus tous ces moments qui faisaient ce que nous √©tions... une seule et m√™me personne. Nous ne parlons plus que strat√©gie, survie, mort et destruction. L'apaisement qu'il m'apportait a presque disparu par la m√™me occasion, tellement que j'en suis venue √† chercher le r√©confort pr√®s de Tilly plut√īt que pr√®s de lui ces derniers temps. J'ai vraiment √©t√© immonde, horrible, √©go√Įste, avec lui.
Je te demande pardon, Show. Pour tout, pour tout ce qui s'est passé, murmuré-je.
Je sais depuis quand la situation a commenc√© √† changer. Depuis le Pacte. Bien s√Ľr, le processus s'est renforc√© avec la... mort de Michael et le d√©part de Melody, mais le mal avait d√©j√† commenc√© √† pousser dans mon coeur d√®s ce moment fatidique. En m√™me temps, je ne regrette rien. Je pr√©f√®re vivre √ßa cent fois plut√īt que de laisser mon Showalex en proie aux t√©n√®bres de la Voix. Je me souviens clairement de son regard fou ce jour-l√†, de la mani√®re dont il m'a attaqu√©e... J'√©tais horrifi√©e, je ne comprenais pas. Maintenant je sais que c'√©tait juste un stratag√®me de la Voix. Black ne pouvait pas envahir mon corps sans mon propre accord. Je suis trop forte pour √ßa. Alors elle a fait en sorte que l'accueille de mon plein gr√®s. Mais alors... qui √©tait la pr√©sence scintillante et bienveillante qui m'a propos√© l'√©change ? C'est impossible que √ßa soit elle, mais en m√™me temps, aucune Entit√© Sup√©rieure n'aurait accept√© de l'aider. Red ? Mais jamais elle n'aurait abond√© dans le sens de son ennemie! Et pourtant...
Ce n'est rien, répond-t-il.
Mais si, au contraire, j'insiste. Pardon.
Alors je livre √† lui comme jamais depuis tant de temps. Je suis tellement soulag√©e de pouvoir enfin me confier. Mes √©paules sont comment lib√©r√©es du poids qui p√®se sur elles. Je lui laisse voir tout ce que je lui ai dissimul√© depuis tout ce temps. Toutes mes peurs, mes h√©sitations, mes choix, mes angoisses, mon amour pour lui, pour Melody et Tilly, mon amour pour Michael, mes remords, ma culpabilit√©... Je lui laisse voir les cauchemars qui me hantent chaque nuit, je lui laisse voir mes hallucinations, je lui laisse voir mon coeur, d√©voil√© et vuln√©rable. Mais je ne me sens pas vuln√©rable. Je ne me suis jamais sentie vuln√©rable avec lui parce que je sais qu'il mourrait plut√īt que de se servir de ma confiance contre moi. Il m'aime, je l'aime, et nous lutterons toujours l'un pour l'autre jusqu'√† la fin de notre vie. Je n'anbandonnerai pas, et lui non plus. Ce qui nous lie est bien plus puissant encore que le Nexus. C'est quelque chose d'indescriptible, quelque chose que rien ne pourra jamais briser.
Je me sens apaisée. Ma vie est un méli-mélo de désastres, de questions et de réponses partielles qui apportent encore plus de questions. Mais pour la première fois, je me dis que ça n'a pas d'importance. J'ai été conçue pour... pour quoi, au juste ? Je ne le sais pas, mais ça ne m'apporte plus aucune frustration, en tous cas pas en ce moment. Peut-être même que ma rencontre avec Show est le fruit d'une manipulation, mais ce qui compte, ce n'est pas ça. Ce qui compte, c'est ce que nous avons fondé ensemble depuis, et ça, c'est uniquement entre lui et moi. Et ça, personne ne pourra jamais nous l'enlever ou prétendre que ce n'est pas de notre fait. Toute ma vie, j'ai été manipulée, oui. Peut-être même avant ma naissance déjà. Et je continue. Des forces sont à l'oeuvre autour de moi sans cesse pour diriger mon destin dans un sens ou dans un autre, pour me faire prendre telle ou telle décision. Des obstacles se dressent en travers de mon chemin à tout moment, cherchant à me faire faiblir et à me séparer de ceux que j'aime. Mais ça ne marche pas, parce que ma famille est tout pour moi, et que je me battrai pour elle encore et encore, pour le reste de mon existence s'il le faut.
Ce n'est pas entièrement ta faute, tente de me rassurer Show après un moment de silence.
Je souris. Il a toujours été comme ça, à vouloir me décharger de mes responsabilités. Tellement gentil, prévenant, empathique...
Oh si, c'est de ma faute. Mais je vais réparer tout ça. Il n'y a aucune garantie que ce sera facile, mais ensemble, je sais que nous pouvons tout accomplir.
Je serre mon Protecteur de plus belle dans mes bras, plus que jamais consciente du r√īle qu'il joue dans ma vie.

Silencieuse et respectueuse, Tilly est restée à l'écart tout le temps qu'a duré nos retrouvailles. Lorsque je me relève enfin, je suis comme revigorée et j'en devine immédiatement la raison : ma connexion avec Show rétablie, j'ai retrouvé toutes mes forces. Je me rends compte seulement maintenant de à quel point j'étais vide et incomplète sans lui.
- Tilly... commencé-je, mais elle m'interrompt.
- Je sais. Mais tu ne crois pas que Killian soit un peu plus important en ce moment ?
Je hausse les épaules.
- Absolument pas. Il s'enfuira de toute mani√®re. Il a trop d'avance et il conna√ģt sa propre cit√©, son propre peuple, ses propres d√©fenses, etc... Par contre, d'autres choses ne peuvent pas attendre. Ou plut√īt, elles attendent depuis suffisament longtemps pour qu'on prenne le temps de leur pr√™ter attention, d√®s maintenant.
Son visage se fait hésitant. Je la comprends, même si je ne partage plus cette hésitation.
- C'est ce que fais la Voix, continué-je. Elle nous divise, elle nous vole notre temps. Elle nous enlève ce qui fait de nous ce que nous sommes.
Au fur et à mesure que les paroles sortent de ma bouche, mon corps s'échauffe et mon esprit se rebelle contre cette présence qui le torture depuis si longtemps, trop longtemps.
J'ai l'impression de rayonner de l'intérieur, comme lors de ma chute. Mais cette fois, ce n'est pas mon pouvoir qui rayonne, c'est... mon amour.
- Il y a trop de choses que je lui ai déjà accordées pour que je puisse continuer ainsi. Je lutte depuis tellement de temps en croyant bien faire, en croyant sauver ceux que j'aime, sans me rendre compte qu'en fait, c'est ce qu'elle veut. Elle veut que je concentre toutes mes forces dans notre bataille au point d'oublier tout ceux que j'aime, tout ce que je devrais faire au lieu de penser à elle. Elle mobilise toutes mes pensées, elle m'obsède jours et nuits au point de me donner des hallucinations et des cauchemars. Elle utilise mes faiblesses, que je lui sers sur un plateau à force de ressasser tout ce qu'elle m'a fait, tout ce qu'elle a transformé en moi. Et j'étais tellement obnibulée que je ne me suis même pas aperçue de ce qu'elle fait.
Tout a changé. Maintenant, Show ne m'approuve plus seulement. Il me donne sa force au fur et à mesure que je parle et il s'exprime à travers moi, en même temps que moi, parce que nous pensons la même chose.
- Jusque là, je ne faisais que survivre. Mais il est temps de vivre.
Une partie de moi remarque que Tilly est déstabilisée, et cette partie tordue de moi réfléchit déjà à la manière dont je pourrais exploiter cette faiblesse. Ca, c'est la partie de moi que la Voix a créée, influencée, modelée depuis qu'elle est apparue. Mais maintenant, elle est réduite à l'impuissance et elle ne peut qu'assister, impuissante, comme j'ai assisté, impuissante, à la mort de Michael. Oui, la mort de Michael. Je n'ai plus peur de le dire, de le penser. J'ai refusé la réalité trop longtemps, tout ça doit changer. Elle l'a tué, pas moi. Je n'ai peut-être pas fait tout ce que je pouvais, mais je vais le faire à l'avenir. En commencant par ne plus rejeter la réalité telle qu'elle est. Michael est mort. Et rien ne changera jamais ça.
- Je peux changer l'avenir. Je peux changer ce qui nous attend, T. Je suis née pour ça. Je ne suis pas née pour combattre la Voix, pour orienter mes pouvoirs dans la bonne direction ou pour sauver le monde. Je suis simplement née avec le pouvoir de changer les choses, et je compte bien l'utiliser. J'ai de la chance de posséder cette faculté de décider de mon destin. Beaucoup de gens aimeraient pouvoir, eux aussi, modifier le cours du futur, non pas parce qu'ils sont spéciaux, mais tout simplement parce qu'ils l'ont décidé et qu'ils vont se battre pour. Et d'ailleurs, tout le monde peut le faire. Simplement, tout le monde se croit trop faible, trop impuissant. Mais c'est justement parce que cette pensée est ancrée en nous que nous n'avançons pas, que nous ne faisons pas tout ce que nous pouvons pour nos idéaux. C'est terminé. Je ne fais plus partie de ces gens-là. Je fais partie de ceux qui avancent. Ceux qui croient.
Ce baiser, je l'avais attendu désespérément sans même m'en rendre compte. J'avais même lutté le plus possible pour qu'il n'arrive jamais. Mais maintenant, je l'accueille avec soulagement. Il est différent du premier. Différent parce que le premier que nous avons échangé était empreint de notre doute, de notre hésitation, de notre peur, de mon deuil. Empreint de tellement de choses qui ont empêché notre amour de s'épanouir. Jusqu'à aujourd'hui.
Aujourd'hui, nos l√®vres se joignent avec espoir, bonheur, avec la sensation d'avoir fait le bon choix. Parce que nous avons enfin os√© nous d√©voiler, laisser tomber les murs qui nous prot√©geaient. Comme avec Show, j'ai enfin accept√© que peut-√™tre, le meilleur choix √©tait la confiance. Comme avec Show, j'ai enfin accept√© de prendre le risque, de me lancer dans le vide, vers l'inconnu. L'inconnu, cet inconnu qui m'a toujours tant terrifi√© parce que je ne pouvais pas le contr√īler, et que je d√©teste que les choses √©chappent √† mon contr√īle.
Et je prononce enfin les mots interdits. Les mots que je n'ai jamais prononcé. Ou peut-être que si, je les ai dits, mais tous cas, jamais avec autant de force, d'assurance. Jamais avec autant de vérité.
- Je t'aime.
Mon coeur explose et une énergie pure, brillante, s'empare de moi pour ensuite se répandre autour de nous, autour de nos corps serrés, unis pour l'éternité.
 

tears_of_death

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Guerre

Sang. Larmes. Cris. Douleur. Elle s'avance péniblement sur le champ de bataille en contemplant les blessés. Il n'y a rien, aucune expérience, aucune habitude, qui vous empêche de vomir et de hurler en voyant ça. A chaque fois, le spectacle est pire. Il n'y a que la plus grande insensibilité qui peut vous permettre de traverser un tel enfer sans trembler de tout son corps.
Odeurs. M√©tal bris√©, r√™ves √©corch√©s, familles d√©chir√©es. Il y a les morts aussi bien s√Ľr, pas seulement ceux qui vont survivre, bien qu'handicap√©s, pas seulement ceux qui, par miracle, ne garderont aucune s√©quelle de cette bataille √† part leurs souvenirs qui les hanteront √† jamais. Les morts sont assur√©ment les plus chanceux. Ils ont disparus, comme √ßa, sans que personne ne s'en aper√ßoive particuli√®rement dans la folie de la guerre, des armes qui s'entrechoquent et du sang qui jaillit. Ils sont tomb√©s, les uns apr√®s les autres, pour permettre √† leurs compagnons de remporter cette bataille... ou de la perdre. Ils seront pleur√©s, ils seront honor√©s, ils seront √† l'origine de grandes souffrances pour leurs proches, pour ceux qui remarqueront leur disparition... mais rien, rien, ne pourra remplacer les conditions dans lesquelles ils ont √©t√© tu√©s. Rien ne pourra remplacer, rien ne pourra effacer le fait que c'est dans le chaos et la destruction qu'ils ont trouv√© la fin. Rien, √† part peut-√™tre, une paix partag√©e que leur sacrifice aura permis de construire, lentement mais s√Ľrement. Et encore, peut-on vraiment affirmer que la guerre est une bonne chose si elle permet d'arriver √† une paix stable ? Elle ne le pense pas, en fin de compte, pas vraiment. Elle, elle aurait pr√©f√©r√© ne jamais devenir infirmi√®re en cette p√©riode de guerre. Elle, elle aurait pr√©f√©r√© faire partie de ceux qui ne se rel√®veront jamais plut√īt que de devoir panser les blessures des survivants. Elle, elle aurait pr√©f√©r√© ne pas avoir les mains recouvertes de sang √† la fin de chaque journ√©e. Elle, elle aurait pr√©f√©r√© ne pas avoir √† les frotter en pleurant, hurlant, criant, √† la fin de chaque journ√©e, dans le vain espoir d'effacer toutes ces traces qui souillent son corps et sa conscience. Mais bien s√Ľr, personne ne lui a demand√© son avis. C'est √ßa le propre de la guerre : elle prend, elle prend, elle prend, sans jamais demander et sans jamais rien donner en √©change. La guerre ne suit aucune r√®gle, malgr√© ce qu'on essaye de nous faire croire. Et aucune guerre n'est sans cicatrices.
Destruction, fumée, mort, amours perdus, larmes incontenues. Que faudrait-il f aire pour que l'horreur s'arrête ? Et en même temps, qu'est-ce que tous ces humains qui souffrent par rapport à l'Univers ? En même temps, quelle importance avons-nous, quand on sait que notre présence dans le système solaire, dans la galaxie, dans cette myriade d'étoiles... n'est rien ? En même temps, pourquoi faudrait-il se soucier de l'humanité quand le monde est si vaste, si brillant, si... vivant, ailleurs et partout ? Nous ne sommes même pas un grain de poussière, c'est à peine si nous existons, aux yeux de l'Univers.
Elle non plus ne la conna√ģt pas, cette importance. Elle est Perdue au milieu de cet oc√©an de t√©n√®bres, et pourtant, elle continue de vivre, son coeur continue de battre, une force invisible de la tirer vers l'avant. Quelle partie d'elle-m√™me va-t-elle encore devoir laisser derri√®re avant, d'enfin, arriver √† s'extirper du tunnel ?
Son visage crève la surface de l'eau et elle prend une grande inspiration. Mais même cinquante ans après, elle ne se sentira toujours pas propre.
 

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L'écologiste

Allons rejetons de Macron,
Le jour d'la chute est arrivé!
Contre nous de la tyrannie,
L'étendard polluant élevé
L'étendard polluant élevé.
Entendez vous, dans nos métropoles,
Mugir ces féroces avions,
Qui viennent, jusque dans nos campagnes,
Souillez nos fruits et nos légumes!
Aux armes, écologistes!
Formez les Gilets Jaunes
Allons, avant, que les derniers paradis,
Ne partent en fumée (tan-tan, Tan-Tan)
Ne partent en fumée (tan-tan, Tan-Tan)

Sur l'air de la Marseillaise, avec paroles inventées par tears_of_death
AUX ARMES, ECOLOGISTES


Je précise, on ne se moque pas OK, c'est un truc qui m'est passé par la tête hier, du coup je l'ai écrit et ça me faisait marrer, alors j'ai décidé de le poster ici^^ Mais en même temps, je pense chacun des mots de cette chanson
;)
 

tears_of_death

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A quoi ça sert de survivre si on ne le mérite pas ?
J'ai trop de sang sur les mains, √† chaque fois que je les regarde, √ßa me donne envie de vomir. J'aimerais me les laver, me les frotter, jusqu'√† ce que les t√Ęches disparaissent, mais ces t√Ęches l√† sont invisibles, alors comment les faire partir ?
J'aimerais qu'on br√Ľle mon corps et qu'on m'oublie, comme √ßa peut-√™tre, on oubliera mes crimes avec moi. Et en m√™me temps, je sais que m√™me ma mort n'a pas ce pouvoir l√†.
 

tears_of_death

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Fant√īmes, cauchemars et moqueries

Je parle √† des fant√īmes et je r√©siste au sommeil tellement j'ai peur des cauchemars. Je n'en peux plus de hurler dans mes r√™ves en croyant que c'est r√©el alors que √ßa ne l'est pas. Alors j'√©cris, je lis, ou simplement j'attends, jusqu'√† des heures tout bonnement ind√©centes. Personne ne viendra √† mon secours pour me r√©veiller. Si je m'endors, c'est mes propres cris qui me r√©veilleront en plein milieu de la nuit. Je suis crev√©e tous les matins, je suis crev√©e toute la journ√©e, mais le soir suivant c'est le m√™me man√®ge : je m'occupe jusqu'√† ce que mes mains tremblent d'√©puisement et que ma t√™te tourne tellement je suis fatigu√©e. Ouais, c'est √©trange n'est-ce pas ? Quand je suis fatigu√©e, j'ai envie de vomir et j'ai la t√™te qui va exploser. Comme si j'√©tais malade.
Je le suis peut-être ?
Ne me regardez pas comme ça.
Arr√™tez de me d√©visager. Je n'en peux plus qu'on me d√©visage. Je ne comprends jamais ce que je fais de mal. Pourquoi tout le monde me regarde-t-il passer, les adultes avec un air choqu√© et les enfants en se foutant de ma gueule ? Il est temps que √ßa change, je n'en peux plus de leurs railleries. Ca fait mal au fond, m√™me si j'essaye de me convaincre du contraire. Ils se chuchotent √† l'oreille des conneries sur moi en me fixant de leurs yeux parfaits, et je ne comprends pas qu'elle merde j'ai encore pu faire juste devant leur nez pour qu'ils soient comme √ßa avec moi. C'est pour √ßa que je pr√©f√®re rester isol√©e, mais bon, en m√™me temps, dans le monde actuel, on est oblig√© de sortir au moins une fois de temps en temps. Et quand √ßa arrive.... eh bien il faut bien le supporter du mieux qu'on peut, serrer les dents et filer comme une fl√®che en esp√©rant qu'on ne remarquera pas qu'ils se moquent de nous. Mais √ßa marche pas comme √ßa, et √ßa n'emp√™che pas de les entendre. J'ai tellement peur. J'ai pas peur de ce qu'ils pensent de moi. J'ai peur que √ßa se passe comme √ßa toute ma vie, que o√Ļ que j'aille, ils soient encore et toujours sur mon chemin. En fait, j'aimerais juste comprendre. Comprendre ce qui est √† ce point diff√©rent chez moi pour qu'ils aient une r√©action si excessive.
J'évite les autres comme la peste, peut-être parce qu'ils sont la peste pour moi. Mais des fois, je craque, je ne me retiens plus, tout simplement parce que je n'y arrive pas. Des fois, j'ai tellement envie de pleurer que me mordre les joues jusqu'au sang ne suffit. Des fois, il faut que je passe ma colère efficacement et immédiatement. Et ces fois là, je n'ai alors d'autre cible que la cause de tout ça. Alors ces fois là, je me lève, j'oublie ma peur et je commence à parler. Je leur crache au visage toute ma haine et je reprends chacune de leurs insultes pour les retourner contre eux. Et encore... je me retiens, parce que sinon, je ne serais pas aussi polie.
Si je ne me retenais pas, j'aurais traité ces connards de fils de pute en pleine médiathèque, ceux-là même qui se fichaient ouvertement de ma gueule à deux mètres derrière moi, en parlant fort et en croyant que je n'entendais pas parce que j'avais des écouteurs dans les oreilles.
Si je ne me retenais pas, je serais allée directement vers ce groupe de filles snobinardes, au lieu de me planquer dans un coin de la piscine, pour aller détailler leur comportement en public, puis je serais repartie en ignorant les regards outrés et les commentaires parce que la colère, la haine et la violence de mes paroles m'auraient donné des ailes.
Si je m'√©coutais, je serais all√©e tous les buter, je serais all√©e d√©verser sur tous ceux-l√† ma col√®re, ma violence, cette violence qui bouillonne en moi depuis tant d'ann√©es. Oui, je sais, je suis violente. Oui, je sais, je suis malade, je suis pas bien dans ma t√™te et je suis tellement d√©g√©n√©r√©e que je dois me retenir de cogner les personnes qui m'√©nervent. Mais on me laisse pas le choix. J'ai pas le choix parce qu'√† force de retenir tout ce que je pense, √† force de retenir tout ce que je vis √† l'int√©rieur de moi, de ne rien en dire √† personne, eh bien √† force, j'explose. J'ai besoin d'exploser. Personne ne peut supporter une telle pression sans exploser. Alors oui, merde, √† l'instant m√™me o√Ļ j'√©cris ce texte, je pleure, j'ai horriblement chaud tellement j'ai envie de balancer mon poingt dans l'ordinateur et je me balance d'avant en arri√®re comme ces gens qu'on voit dans les asiles. Oui, en ce moment m√™me, j'ai mal et je pense √† ce qui va encore m'arriver demain : toujours la m√™me chose. Les moqueries, les regards.
Le jugement.
Si seulement j'avais le pouvoir de pulvériser ce monde, de le plonger dans le chaos, peut-être que ça me soulagerait enfin. Peut-être que ce niveau extrême de violence finirait enfin par me calmer pour un temps. Ouais, vous vous dites en ce moment que j'exagère. Croyez ce que vous voulez, je vous dit ce que je pense, ce que je suis : quelqu'un de foncièrement mauvais, qui a besoin d'extérioriser sa colère grandissante dans la destruction.

Inspire, expire, inspire, expire, inspire, expire. Fais ce qu'elle t'a dit, pense à des choses positives, atténue le tremblement de tes mains, occupe-toi l'esprit. Inspire, expire. Ne casse rien, ne réduit pas à néant tous les efforts que tu as faits. Il est trop tard pour faire marche arrière. Tu as fait ton choix, le choix de les protéger de ta souffrance à tout prix.
Ils ont fait leur choix, le choix de ne rien voir, même quand mes efforts sont imparfaits et que la situation devient évidente.
Inspire...
...expire.
Inspire...
...expire.
Inspire...
...expi...
insp...
...exp...
i...
...e...
...
 

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You and me

Fut un temps o√Ļ il n'y avait que toi et moi, ensemble dans un monde libre et parfait.
Et puis, il n'y a plus eu que moi, seule et prisonnière dans un enfer parfait.
 

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J'ai pris une décision difficile aujourd'hui.
Mais √ßa, c'est parce que j'ai arr√™t√© de penser √† moi d'abord et qu'enfin, j'ai pens√© aux autres d'abord. Je veux pas tu souffres encore plus que tu ne souffres d√©j√†. A chaque fois que je lis tes messages, un nouveau couteau ac√©r√© me lac√®re le cŇďur, et plus je lis, plus je me d√©chire alors que je croyais √† chaque fois que c'√©tait impossible de faire pire. Je veux que tu sois heureuse, mais je d√©sesp√®re parce que je n'arrive pas √† changer ta situation.
Beaucoup diraient que ce que je viens de t'√©crire est fou, compl√®tement tar√©, compl√®tement ridicule. Peut-√™tre m√™me qu'on m'internerait dans un asile pour √ßa, parce que √ßa prouve une fois de plus mon d√©s√©quilibre mental. Mais c'est parce qu'ils ne l'ont pas v√©cu eux-m√™mes. A quoi bon √™tre dipl√īm√© psychologue si vous ne comprenez pas vos patients ? Votre job, c'est de faire en sorte qu'on se sente mieux, qu'on oublie toute notre souffrance et nos cicatrices‚Ķ qu'on avance. Mais le probl√®me, c'est que vous faites mal votre job. Ou alors, c'est juste votre job qui est impossible √† faire, je ne sais pas. Tout ce que je sais, c'est que moi, je veux juste que tu te sentes bien et que tu sois heureuse, peu importe o√Ļ. Si tu dois me quitter d√©finitivement pour √ßa, tout laisser derri√®re toi‚Ķ alors soit, j'ai fait mon choix.
Soit heureuse, c'est tout ce que je te demande.
Et préviens-moi avant, ma belle.

De toute mani√®re, nous serons bient√īt r√©unies pour toujours. Moi, toi, elle, eux‚Ķ tous
 

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Et mon cŇďur saigne de ma propre impuissance, et mon √Ęme se d√©chire de ne pas pouvoir faire quoi que ce soit.
J'aimerais être un magnifique cygne comme toi, mais je ne suis qu'un canard banal.
 

tears_of_death

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Pluie
La pluie tombe √† flots, mais je n'aime pas la pluie. Je n'aime pas quand le tonnerre gronde, quand les √©clairs d√©chirent le ciel et quand des millions de petits traits brouillent le paysage. Les temp√©ratures sont tellement basses pour un mois de juin, je n'arrive pas √† m'y faire. Je ne sais pas pourquoi, j'ai toujours eu peur de la pluie, depuis toute petite. Peut-√™tre est-ce ma nature parano√Įaque qui me pousse √† ces pens√©es, mais j'ai toujours l'impression que la maison va s'√©crouler sur ma t√™te √† tout moment. En temps normal, j'aurais aussi eu peur pour quelqu'un d'autre et j'aurais regard√© craintivement par la fen√™tre pour voir si toi aussi, tu √©tais bien en s√©curit√©. J'aurais fr√©mis et me serait demand√© anxieusement si tu avais froid, l√†-bas, toute seule. Et j'aurais couru aller te voir d√®s que j'en aurais eu l'occasion pour te r√©conforter. Je sais combien tu d√©testes le froid et les orages, tout autant que moi. Nous nous serions accroch√©es l'une √† l'autre, mais aucune n'aurait v√©ritablement mis des mots sur sa peur. Toutes deux, nous nous serions tues, terrifi√©es, mais soucieuses de le cacher autant que possible √† l'autre pour ne pas lui faire encore plus peur.
J'ai peur du noir. Tu as peur de la solitude. Et nous avons toutes les deux peur des tempêtes.
Mais voil√†, tu n'es plus l√†. Personne ne sait o√Ļ tu es. Tu as disparu. Tu m'as laiss√©e seule face √† l'orage, et maintenant, je ne peux plus te serrer dans mes bras, m'accrocher √† toi comme √† un ancrage dans la r√©alit√©. Maintenant, quand la temp√™te se d√©clare, je vois dans des flashs aveuglants la maison qui s'√©croule, et personne n'est l√† pour me r√©conforter. Maintenant, c'est seule que je dois imaginer quelles affaires je dois sauver et lesquels laisser. Dans quel ordre les prendre. Comment faire mes adieux √† celles que je ne pourrai pas prendre. Quel sortie prendre pour mettre ce que j'ai d√©cid√© de sauver √† l'abri. J'aime bien tout contr√īler. J'aime bien conna√ģtre exactement mon emploi du temps de la semaine, et, le matin, dans mon lit, minuter celui de ma journ√©e. On dirait que cette habitude ne me quitte pas, m√™me quand ce sont des visions d'horreur que j'imagine et des catastrophes √† lesquelles je dois √©chapper.
Ca me fend le coeur de ne pas savoir si tu es toujours là ou pas. Ca me fend le coeur de ne pas savoir ce que tu vis ou ne vis plus en ce moment. Ca me fend le coeur d'être dans cet état d'incertitude permanent. Ca me fend le coeur parce que, au fond de moi, j'espère toujours que tu reviendras un jour. Même si les chances sont minimes, personne n'a encore retrouvé ton corps, alors j'imagine nos retrouvailles en essayant de ne pas envisager l'autre option. La moins.... joyeuse. C'est dur parce que tu as disparu et que je sais qu'un jour ou l'autre, mes vaines prières vont être réduites à néant. Tu es une de mes autres victimes, une énième. Mais la différence, c'est que pour toi, rien n'est encore prouvé. Eux, ils ont peut-être abandonné, mais pas moi. La police a peut-être classé l'affaire, mais pas moi. Je vais continuer de garder espoir, et je sais qu'un jour, nous nous reverrons.
Je l'ai promis.
Oui, c'est incroyable, n'est-ce pas, comme on en revient toujours à une histoire de promesse. Je t'ai promis tant de choses, à toi et à tellement de personnes. Combien de promesses ai-je tenu ? Combien vais-je encore briser ? Avec moi, les promesses ne veulent plus dire grand chose, puisque je fais toujours en sorte de les contourner. J'aimerais être tenue par quelque chose qui me force à les tenir. J'aimerais, mais la magie, ça n'existe pas. Et les fins heureuses non plus.
 
Statut
N'est pas ouverte pour d'autres réponses.


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