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Demat ! Pour ceux qui viennent d’arriver, n’hĂ©sitez pas Ă  aller lire les deux Ă©pisodes prĂ©cĂ©dents:) Dans cet opus, nous allons retracer l’Histoire de la Bretagne, de la fin de l’indĂ©pendance jusqu’à nos jours.


Grandeur et dĂ©cadence d’une Bretagne annexĂ©e
Nous avons laissĂ© notre histoire en 1532, lorsque la Bretagne, dĂ©faite militairement, est incorporĂ©e au royaume via le traitĂ© d’union perpĂ©tuelle de 1532. Sept siĂšcles de guerre viennent de prendre fin.
Une fois le royaume annexĂ©, le roi de France nomme un gouverneur qui doit faire avec le contrĂŽle (relatif) d’un parlement, reprĂ©sentant les nobles ayant prit le parti de la France , les grands bourgeois et les Ă©vĂȘques. Mais celui-ci ne reprĂ©sentera jamais un contre pouvoir rĂ©el.

Aux derniers temps de l’indĂ©pendance rĂ©gnait le duc François II, souvenez-vous, celui qui voulait se sĂ©parer dĂ©finitivement de la France mais qui fut dĂ©fait Ă  Saint Aubin du Cormier. Celui-ci avait lancĂ© une Ă©conomie ambitieuse axĂ©e sur les exportations. Le roi François Ier, conquĂ©rant avisĂ©. va poursuivre cette politique, et le rĂ©sultat sera excellent : les exportations de vins de la Loire (gwin ar liger), de seigle (segal), de blĂ© noir (ed du), font merveille. Le commerce fleurit. Les ports, comme saint malo, s’enrichissent grassement. Le pays est prospĂšre, et on assiste pendant environ deux siĂšcle Ă  une stabilisation de la frontiĂšre linguistique entre gallo et breton, mĂȘme si l’ébullition culturelle de la derniĂšre pĂ©riode de l’indĂ©pendance ne sera plus atteinte sous l’ancien rĂ©gime. La situation paraĂźt stable, tranquille. Lors des guerres de religion, la Bretagne reste Ă  une Ă©crasante majoritĂ© catholique. Seul bastion protestant en Bretagne, la maison de Rohan, qui avait contribuĂ© Ă  la dĂ©faite des ducs de Bretagne. Il n’y a pas de combats majeurs.

La situation changera dramatiquement avec le rĂšgne de Louis 14 : considĂ©rant que la Bretagne, mĂȘme annexĂ©e, reste une menace par sa culture particuliĂšre, il ordonne une augmentation drastique des impĂŽts, rĂ©duit les droits du parlement Ă  peau de chagrin..Cela a deux consĂ©quences : l’économie de la Bretagne est brisĂ©e, la pauvretĂ© augmente drastiquement. Les campagnes sont ruinĂ©es. Les deux seules zones qui continuent Ă  s’enrichir sont Nantes (grĂące au commerce d’esclaves
) et Saint Malo, grĂące Ă  sa flotte de corsaires qui pille les bateaux anglais (le fameux Surcouf, meilleur corsaire de son temps, notamment). La deuxiĂšme consĂ©quence est l’explosion du mĂ©contentement populaire en 1675 sous la forme de la rĂ©volte des bonnets rouges : la Bretagne s’embrase dans une rĂ©volte Ă  la fois anti française et anti noblesse : les reprĂ©sentants du rois, les nobles, les collecteurs d’impĂŽts, sont exĂ©cutes.. Les insurgĂ©s se retrouvent sous le nom de ‘’torreben’’, qui signifie ‘’casse-lui la tĂȘte’’ (tout un programme). En rĂ©alitĂ©, tous les bonnets de furent pas rouges. Les insurgĂ©s du pays de Quimper portaient des bonnets bleus (la rĂ©gion est restĂ©e dans le langage populaire comme Ă©tant le bro glazik, c’est Ă  dire ‘’pays bleu’’) Les insurgĂ©s rĂ©digent des codes de lois, impriment de la monnaie, Carhaix, Pontivy, sont entre les mains d’un pouvoir sans chef, chaotique mais dĂ©terminĂ©. Libertaire, pratiquement.
La rĂ©pression est terrible. Des centaines de bonnets rouges sont pendus aux arbres. En pays Bigouden, on brĂ»le les Ă©glises. 6000 soldats sont logĂ©s aux frais de l’habitant Ă  Rennes. Les impĂŽts sont encore augmentĂ©s. La Bretagne ne se relĂšvera pas Ă©conomiquement avant trois siĂšcles.
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pendaison d'insurgés en pays bigouden

NĂ©anmoins, dans les campagnes bretonnantes se tissent un rĂ©seau de pratiques de dĂ©mocratie locale assez originales : des communautĂ©s paysannes dans lesquelles chacun vote, y comprit les femmes, qui fonctionnent de maniĂšre officieuse, en parallĂšle des pouvoirs ‘’officiel’’. (Cela Ă  une Ă©poque ou les philosophes des salons parisiens en Ă©taient encore Ă  parler de monarchie Ă©clairĂ©e)
A partir de ce moment, les soulĂšvements seront rĂ©guliers, comme la tentative insurrection du marquis de Pontcallec, qui rĂȘve d’instaurer une rĂ©publique bretonne et finira exĂ©cutĂ© en place publique.

chant de commémoration. Le titre signifie ''complainte de la mort de Pontcallec''

L’ùre de la chouannerie
La Bretagne va se retrouver dans la tourmente à partir de la révolution française.
Favorable aux Ă©vĂšnements dans un premier temps, l’opinion publique se retourne lorsque les jacobins au pouvoir tentent d’abolir les derniĂšres coutumes spĂ©cifiques de Bretagne. La constitution civile du clergĂ© et surtout la levĂ©e en masse de 300 000 conscrits forcĂ©s provoquent une explosion de colĂšre. Cette fois-ci, tout le pays prend les armes, du jamais vu depuis 1543. Les insurgĂ©s prennent le nom de chouans, (chat-huan en Gallo), du nom d’un chef de guerre rebelle.

Attention, il ne faut pas confondre la rĂ©volte des chouans de Bretagne avec celle des VendĂ©ens. L’insurrection VendĂ©enne Ă©tait globalement royaliste et rĂ©actionnaire, lĂ  ou celle des Chouans est avant tout un mouvement qui s’oppose de toute ses forces au nouveau centralisme parisien, et qui, pour ce faire, cherche Ă  s’appuyer sur une figure tutĂ©laire garante de l’ordre, c’est Ă  dire le roi.

L’insurrection chouanne durera jusqu’en 1815, avec des soubresauts jusqu’en 1832. Son dĂ©roulĂ© serait trop long, et demanderait un Ă©pisode entier.

campement chouan
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Les chouans pratiquent efficacement une lutte de guérilla largement soutenue par la population, profitant du couvert des bocages et de la lande pour attaquer les détachements militaires. Cachés et nourris par les populations, les insurgés sont menés par de chefs militaires de talent, tel Cadoual ou Pierre Guillemot.
Le Morbihan et l’üle et vilaine sont particuliĂšrement touchĂ© : vannes et Rennes sont les seuls bastions rĂ©publicains surs. Le FinistĂšre et les cotes d’Armor sont Ă©tonnement plus tranquilles.
FougĂšres tombe Ă  plusieurs reprises aux mains des insurgĂ©s, mais ceux-ci Ă©chouent Ă  s’emparer de Nantes. Les combats sont particuliĂšrement intense Ă  la fin de rĂ©volution, alors que la guerre de VendĂ©e touche Ă  sa fin.
La rĂ©pression sera moins dure qu’en VendĂ©e, mais vive nĂ©anmoins. Les derniers combattants ne seront extirpĂ©s qu’en 1815, aprĂšs les cent-jours.
Une nouvelle chouannerie Ă©clatera en 1832, lorsque la duchesse du Berry, reprĂ©sentante des intĂ©rĂȘts de la maison bourbon, tentera de rĂ©cupĂ©rer le pouvoir confisquĂ© par la maison OrlĂ©ans.
La Bretagne est devenue un bastion légitimiste. Elle restera hostile envers la république pendant deux siÚcles.

Signalons la date de 1839 comme absolument vitale pour la culture bretonne : Théodore Hersart de La Villemarqué, vicompte de Quimperlé, publie le Barzaz Breizh : un recueil précis, méthodique et scientifique de chants, contes et musiques de toute la Bretagne. Cette date marque le début de la renaissance celtique, mais nous y reviendrons.


Le temps de la destruction
La troisiĂšme rĂ©publique s’impose progressivement. Celle-ci a un objectif : unir la France autour d’un roman national commun, rassembler les cultures sous une mĂȘme unitĂ©. C’est l’époque ou on fait apprendre ‘’nos ancĂȘtres les gaulois’’ aux algĂ©riens.
La Bretagne est divisĂ©e entre ‘’rouges’’, partisans de la rĂ©publique, et ‘’blancs’’ rĂ©actionnaires. Le Morbihan est globalement blanc, les cotes d’Armor rouges.

Pour Paris, l’existence d’une culture celtique vivante, stable depuis plusieurs siĂšcle et rĂ©tive Ă  toute assimilation pose problĂšme. La rĂ©publique va, Ă  partir de la fin du 19eme siĂšcle, orchestrer une gigantesque politique de destruction volontaire et avouĂ©e de la culture bretonne, et en particulier sa langue.

En 1902, tout enseignement du breton est interdit, comme son usage Ă  l’école : les Ă©coliers que l’on surprend, ne serait qu’à prononcer un seul mot de breton par mĂ©garde subissent des sĂ©vices physiques, des coups. Les jeunes enfants doivent apprendre Ă  marche forcĂ©e une langue que personne ne parle autour d’eux. Les abbĂ©s prĂȘchant en breton subissent des pressions, certains sont dĂ©froquĂ©s. Le ministĂšre de l’intĂ©rieur parle, dĂ©but XXe, de ‘’nĂšgres de la rĂ©publique’’.
Il est difficile d’imaginer aujourd’hui la considĂ©ration sociĂ©tale vis Ă  vis du breton. ConsidĂ©rĂ© comme une langue arriĂ©rĂ©e, et sa culture comme une culture de plouc, il est trĂšs mal vu d’afficher son appartenance culturelle. Les Bretons qui dĂ©barquent par centaines dans Paris, poussĂ©s par la faim et la misĂšre, subissent brimades, insultes et mĂ©pris, comme le racontera de son propre vĂ©cu Pierre-Jakez HĂ©lias. C’est l’époque de BĂ©cassine. Parler la langue de ses parents, de ses ancĂȘtres devient une honte. Les prĂ©fets sĂ©vissent contre les maires des communes ‘’trop bretonnantes’’. Les ‘’ploucs’’ sont la risĂ©e de intelligentsia parisienne. Et le rĂ©sultat ne se fait pas attendre. La frontiĂšre linguistique commence Ă  reculer, Ă  toute vitesse, le nombre de bretonnant chute Ă  drastiquement . But avouĂ© : faire de la langue une ‘’breloque de musĂ©e’’. Paris veut une Bretagne qui parle uniquement français de Brest Ă  FougĂšres.

Paradoxalement, cette destruction annoncĂ©e entraĂźne une rĂ©action culturelle trĂšs forte : le Barzaz breizh ouvre la voie Ă  une cohorte d’intellectuels qui redĂ©couvrent leur culture et leur langue, Ă©crivent piĂšces de thĂ©Ăątre, poĂšmes et romans en breton. Les lettrĂ©s redeviennent bretonnant, tandis que le peuple l’est de moins en moins.
C’est dans cette foulĂ©e qu’apparaĂźt l’emsav, c’est Ă  dire le mouvement breton politique dans son ensemble. On parle d’emsav pour dĂ©signer l’ensemble des organisations rĂ©gionalistes, fĂ©dĂ©ralistes, autonomistes ou indĂ©pendantistes, avec des sensibilitĂ©s qui vont du communisme libertaire au fascisme.

La premiÚre guerre mondiale sera un vrai carnage pour la Bretagne : avec 22 % de tués contre 16-17 % pour la moyenne nationale, elle est la région ayant le plus haut taux de perte. Les régions bretonnantes sont les plus touchées. Pourquoi ? Parce que les soldats ne sachant pas parler français ne pouvant appeler à la mutinerie, ils furent envoyés systématiquement en premiÚre ligne.
(anecdote : le mot français baragouiner vient de cette Ă©poque. Les soldats bretons arrivaient Ă  paris en demandant du pain et du vin, ‘’bara hag gwin’’, mais bien Ă©videmment personne ne les comprenait. Le mot est restĂ© dans le langage courant pour dĂ©signer une personne qui parle d’une maniĂšre bizarre et incomprĂ©hensible.)

L’entre deux guerre verra une vĂ©ritable Ă©mulsion culturelle de grands linguistes et auteurs, tels Roparz Hemon, Abeozen, Youenn le Drezen, Jakez Riou...le mouvement breton gagne en influence., sans pour autant devenir un mouvement de masse Ă  la maniĂšre des rĂ©publicains irlandais.
La seconde guerre mondiale est une pĂ©riode sombre pour le mouvement breton : une partie des militants vire fasciste et choisit la collaboration. Certains constitueront une milice apellĂ© benzen perrot. Signalons nĂ©anmoins que d’autres iront s’engager dans la rĂ©sistance, tel le Groupe FTP Bleiz Mor.
NĂ©anmoins, parmi les collaborationnistes qui finiront pour la plupart en exil, figurent plusieurs tĂȘtes du mouvement, dont Roparz Hemon. Cette pĂ©riode obscure va alors catĂ©goriser le mouvement breton comme d’extrĂȘme droite pour une bonne vingtaine d’annĂ©e, Ă©touffant d’office toute revendication.
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le benzen perrot, la tristement célÚbre milice de fascistes bretons.

Sous la collaboration, deux Ă©vĂšnements de grande importance :
-le dĂ©membrement de la Bretagne, dĂ©cidĂ©e en 1941 par Walter Christaller, gĂ©ographe nazi : La Loire Atlantique, avec la capitale de la Bretagne, Nantes, ne fait plus partie de la rĂ©gion, alors mĂȘme que le nord du dĂ©partement est encore bretonnant. Il s’agit d’une aberration, d’une brisure culturelle.

-la crĂ©ation d’un breton acadĂ©mique et moderne, suffisamment uni pour ĂȘtre compris dans tous les pays, sous le nom de peurunvan. Le peurunvan deviendra par la suite le breton enseignĂ© et appris dans une Ă©crasante majoritĂ©. NĂ©anmoins, il est sujet Ă  controverses : d’abord parce que pensĂ© sous l’occupation par des auteur qui, pour une partie d’entre eux du moins, on collaborĂ©s, ensuite parce que Ă©loignĂ© du breton parlĂ©, dans une volontĂ© de ‘’pureté’’, donc jugĂ© artificiel par certains. (peut ĂȘtre y reviendrai-je par la suite)

Le temps de la renaissance
Tout va changer Ă  l’orĂ©e des annĂ©es 60. Un petit groupe de jeunes, dĂ©terminĂ©, amoureux de leur rĂ©gion, se lancent dans un double dĂ©fi : faire passer l’identitĂ© bretonne de honte Ă  fiertĂ©, et faire dĂ©couvrir la culture celtique au grand public. Parmi les grands noms de ceux qui consacrĂšrent leur vie Ă  ce but, citons Alan Stivell, qui recrĂ©a la grande harpe celtique, les auteurs-compositeurs Gilles Servat, Yourenn Gwernig et Glenmor, Le conteur Pierre-Jakez Helias, l’écrivain Xavier Grall, mais aussi des milliers de petites mains anonymes, comme celles qui fondĂšrent en 1977 le rĂ©seau d’écoles bilingues Diwan, en constante expansion depuis quarante ans. PĂ©riode de lutte profondes aussi, comme Ă  Plogoff, ou les marins pĂȘcheurs d’un petit village finistĂ©rien tiennent tĂȘte Ă  l’état et s’opposent Ă  l’installation d’une centrale nuclĂ©aire. Les pĂȘcheurs harcĂšleront les ingĂ©nieurs et les forces de l’ordre Ă  coup de briques, de filets de pĂȘches, de harpons et de fusĂ©es de dĂ©tresse pendant plusieurs annĂ©es, jusqu’à obtenir leur dĂ©part.
Les radicaux se regroupent derriĂšre le FLB, un groupe indĂ©pendantiste marxiste. Sa branche armĂ©e, l’ARB commet une cinquantaine d’attentats, qui ont pour particularitĂ© de ne jamais viser d’ĂȘtres vivants, mais des bĂątiments symboliques.
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affiche de propagande du FLB/ARB

Période de renaissance pour les danses, les musiques : on constate le développement des fest-nozh et des fest deiz, ces bals celtiques qui rythmaient autrefois la fin de la journée des travaux aux champs. La Bretagne citadine retrouve ses racines paysannes.
Ébullition artistique, politique...les annĂ©es 60 et 70 sont celles de la redĂ©couverte, ce qui n’empĂȘche pas le nombre de locuteurs dee continuer Ă  chuter, malgrĂ© toute la bonne volontĂ© du monde : le trou d’une gĂ©nĂ©ration et demie entre les vieux ayant vĂ©cu avant la dĂ©-bretonnisation et les jeunes militants se fait sentir.

La Bretagne se modernise, change, Ă©volue avec le temps. Mais la lutte reste. Dans tous le pays, les fest-noz renaissent, portĂ©s par une flopĂ©e de nouveaux groupes qui mĂȘlent Ă  la musique bretonne le rap, le punk et l’electro.

La rĂ©volte des gilets rouges, qui a embrasĂ© le pays en 2013, est un excellent exemple de ce qu’est le mouvement Breton aujourd’hui : peut prĂ©sent Ă©lectoralement, mais fermement enracinĂ© dans les esprits. Ainsi, les Bretons sont la rĂ©gion de France mĂ©tropolitaine ayant le plus haut taux de sentiment d’appartenance rĂ©gionale. l’idĂ©e de la rĂ©unification est soutenue par la majoritĂ© de la population des cinqs dĂ©partement, et les Ă©lecteurs sont relativement favorables Ă  l’idĂ©e d’autonomie. En revanche, le mouvement indĂ©pendantiste n’a jamais mobilisĂ© les foules.

L’Histoire avance, mais le roc et la mer restent les mĂȘmes. Et la langue se tient et se bat pour vivre, aprĂšs un millĂ©naire et demis d’existence et de rĂ©sistance. Seul l’avenir nous dira ce qu’il adviendra de la Bretagne, du breton..et des bretons !
Dans le prochain épisode, nous irons traverser la mer pour nous plonger dans un problÚme d'actualité: le conflit en Irlande du nord, qui risque de reprendre dans les années qui suivront le brexit.

les musiques de l'Ă©pisode:

-HunvreoĂč merglet, du rap en breton (et oui, ça existe!)

-Dacw 'Nghariad, chanson traditionelle en gallois

-Larrakia,
une musique d'un groupe de fest noz absolument génial du nom de Digresk

kenavo ar wech all :)