Quoi de neuf ?
Tu as un vélo et tu recherches un petit boulot pour faire de l'argent de poche avant ou après les cours ? Deviens coursier Ubereats sans plus attendre 🚴‍♂️🍔💰

Babillard général

Lili Water

完璧
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ジェ ペヌス ケ ジェ レム。。。
That's a problem...
Que voy a hacer ?
リエン ?
That's too easy, isn't it ?

Really, ワカラナイ。。。
 

Rapunzel

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Merci, au fond vous m'avez réconforté.
Un malheur est le foetus d'un bonheur.
Cela faisait d'ailleurs longtemps que je n'avais pas fait le tour.
 

Catouboubou

Grand(e) sage
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ça m'énerve, m'énerve, m'énerve.
mais que puis-je faire ?
je ne peux rien faire.
ça m'énerve, m'énerve, m'énerve.
mais au fond, au lieu de me plaindre, je devrais agir.
on a toujours le choix.
je choisis d'agir.
on verra bien si ça marchera.
 

Catouboubou

Grand(e) sage
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c'est fou la vie. fou, fou, fou. j'ai un message à faire passer. S'il vous plaît, acceptez-vous. Si tu te trouves gros, laid, n'importe quoi, ce n'est pas vrai. C'est ton regard, ton jugement qui déforme tout. Tu mérites de te sentir tellement magnifique. Parce que tu l'es. Si tu es homosexuel, bisexuel, hétérosexuel, asexuel, pansexuel, skoliosexuel, peu importe, ce n'est pas grave. Accepte-toi comme tu es, s'il te plaît. Si tu es non-binaire, une fille, un gars, genderfluid, queer, agenre, peu importe, accepte-le aussi. Si tu as de l'acné, de la cellulite, des vergetures, des poignées d'amour, peu importe encore une fois. Tu es tellement magnifique et tu ne le réalise même pas !
Si tu te trouves horrible, si tu te dis que tu n'es pas capable, laisse-moi te dire quelque chose : tu es magnifique. Tu es capable de faire tout ce que tu veux. Tes rêves, tes buts sont possibles. Tu es capable de vraiment tout. Tu m'impressionnes.
Si tu te sens inappréciés, si tu te dis que personne ne t'aime : tu es appréciée. Je t'aime. Et pour de vrai. Pourtant, tu dois te dire : « mais tu ne me connais même pas ! » C'est vrai. Mais j'en sais assez sur toi, juste par savoir que tu lis ce message en ce moment, pour savoir que je t'aime déjà et que je t'apprécies beaucoup. C'est vrai, je ne mens pas là-dessus. Tu es tellement important.
Si tu penses à mourir, à te suicider, à la mutilation : ne fais pas ça. Un gars qui était dans ma classe a fait une tentative de suicide à un moment donné. Et tu sais quoi ? Dès que la classe l'a sue, tout le monde était bouleversé. On était soulagé qu'il ait survécu. Personne n'était content. Personne ne se sentais bien, à ce moment là. On regrettais tous de ne pas avoir remarqué qu'il allait mal. On lui a tous écrits une lettre, pour ensuite la lui donner. Tu sais pourquoi je te dis ça ? Tu te dis peut être que tout le monde se fiche bien de toi. Mais ce n'est pas vrai. Regarde ma classe, et tu verras que ce n'est pas vrai. Ce garçon, je ne le connaissais pas vraiment, juste de nom et de visage. Et pourtant, j'ai ressentis la douleur. La peur qu'il aille encore mal aujourd'hui. À chaque fois que je le vois, je m'assure qu'il ait l'air bien. Et je t'assure que les gens tiennent à toi. Peut être ne te le démontrent-ils pas toujours, mais on tient à toi. Et si tu te suicides, tu ne sais pas à quel point tu manqueras aux autres. Tu ne sais pas à quel point les gens pleureront ta mort. Tu ne sais pas à quel point les coeurs se briseront en apprenant cette nouvelle. Je ne veux pas que cela t'arrive. Je veux voir un sourire sur ton visage. Un vrai de vrai, pas un faux. Alors si tu penses au suicide, à la mutilation, si tu te mutiles, n'importe quoi, va en parler. Va chercher de l'aide. Il n'y a pas de honte à ça. Je te fais confiance et je t'aime <3
Vraiment, n'importe quoi. Je t'aime. Tu es important. Tu es magnifique. Sois toi-même. Ris. Danse. Aime. Bouge. Saute. Souris. Pleure de joie. Vie.
Ce message, tu sais à qui il s'adresse ?
À toi.
Oui, toi qui lis ces lignes, sur le site d'Adoasis.
C'est pour toi ce message.
Prends soin de toi.
 

RadioheadBlue

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Il fallait s'y attendre.

Je crois que j'ai peur de moi parfois, mais j'ai fini par m'y habituer. La période d'activité s'est rapidement achevée pour faire place à la fatigue. J'essaie de m'accrocher comme je peux pour aller au bout de ces projets cependant, parce qu'au fond, je sais que c'est pour le meilleur. Il n'empêche que c'est compliqué lorsque le cerveau nous coupe toute envie, que l'on se retrouve même à se demander si c'était bien réel.
J'y ai cru pourtant. Et j'y crois encore, mais je ne sais pas comment je gérerai mes prochains down lorsque je serais dans ces conditions. Mais je dois le faire, n'est-ce pas ? Parce que c'est mon seul espoir d'y arriver.

C'est tout de même dingue. Comment peut-on être si concentrée sur des objectifs, commencer à monter des grands projets et à avoir tant foi en l'avenir pour se sentir complètement paralysée et ne plus avoir envie de rien à peine quelques jours après ?

Je vais m'acharner, je ne me laisserais pas retomber complètement. J'ai pas abandonné mes projets, mais ça me paraît bien plus lent. La vie autour de moi. Cependant, et même si c'est désagréable, je dois me battre. Parce que, je peux pas .. Je peux pas arrêter de construire parce que ça ne va pas. Je ne peux plus mettre ma vie en pause, disparaître des radars. Je vois enfin là où il y a de l'espoir. Plus vite je m'en serais sortie, mieux ce sera. Alors il faut que je continue, que je ne puisse pas stagner. Toujours avancer.

Je crois que c'est mon cerveau qui déconne.
 

Rapunzel

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Tu es vraiment une bonne personne.
Ce ne fut qu'une minute, ou deux?
Mais cette minute m'a fait énormément de bien.
 

Chopstick

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J'ai l'impression que tout ce que je souhaite entreprendre n'est que factice. Que tout ce que je daigne appeler des "intentions" n'en sont pas, et que tout ce que j'ai de mauvais en moi, ma paresse, mon anxiété, ma fausseté ressurgissent en moi comme la rosée sur l'herbe turquoise chaque matin. Que même après avoir eu l'impression d'accomplir quelque chose, tout se réinitialise et je reviens à la case départ. Je ne sais plus ce que je cherche à faire en écrivant ici aussi, si je peux encore considérer ce lieu comme un exutoire et non pas un énième lieu où je peux me réconforter dans l'idée où je pourrais être pris en pitié. Ma situation me déplore et au lieu d'y remédier et d'y trouver des solutions, je me dis que, en effet, il est trop tard pour moi. Et que les années qui viennent ne seront que des pierres s'ajoutant à mon sac à dos. Je m'apprête à faire une année sans études après avoir lâché ma précédente formation, par choix ; choix que je ne supporte plus. J'ai l'impression que la seule porte menant à mon salut a été définitivement scellée, et que toute tentative de me diriger vers une formation qui me plaît réellement cette fois-ci ne se finira que par mon regard plongeant dans un abîme, pendant un certain temps défini, mais ne faisant qu'ajouter une nouvelle trace indélébile.


Tout mon mal-être ne réside qu'en ce point, déjà bien défini sur l'équation. Je le sais. Tout mon manque de confiance en moi, l'image si négative que je porte à mon égard, le fait que je n'arrive à m'investir que dans très peu de choses, que je me considère si inintéressant en tant qu'être humain qui devrait pourtant avoir « tant de ressources à l'âge que j'ai ».


Tout ça ne provient que de mon incapacité à me projeter. Et ça me bouffe sur le plan relationnel, familial, personnel, professionnel. Rien ne m'est épargné. Je me suis vu devenir mauvais et lâcher des personnes au sens littéral du terme, certaines que j'ai pu rencontrer ici même. Je me suis vu devenir ingrat envers mes parents, me négliger, ne plus envisager une quelconque sortie pour mon futur.


Tout ça parce que je n'arrive pas à regarder devant moi.


Je ne sais pas si je me suis un jour senti aussi perdu que je ne le suis aujourd'hui. Et je ne sais pas si il m'est possible de l'être plus. Mais je veux une issue hors de tout ça. Je veux pouvoir sortir la tête de l'eau et me dire je peux utiliser le potentiel que j'ai dans une cause pour laquelle je veux m'investir.


Je veux pouvoir regarder les gens dans les yeux et dire que je suis quelqu'un.
 

MrGump

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Tu es partie soudainement sans m'expliquer. Je peux l'accepter, mais tu me manques déjà beaucoup.
 

Kawasemi

Dieu vivant
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↑ Ça a l'air d'être anodin mais c'est tellement vrai. ↑​
 

Eresfan

Voyageur spirituel
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Ce bon vieux bar .... Il en as vu passer des sentiments et des phases de chaque personne ..... Retourner ici me rends presque nostalgique du temps ou moi même je venais déposer ce que j'avais sur le cœur . Les têtes changent ainsi que les noms et les designs mais les messages et les sentiments restent les mêmes ....... Home Sweet Home i'm back !
 

Rapunzel

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Ma tête me tournait. J'étais faible.
Tous ces cadavres me donnaient envie de mourir.
Et puis, ma tête me tournait encore, et puis j'avais envie de mourir.
La mort était devant moi, je n'ai rien pu faire. C'était déjà fait.
Je n'ai pas pleuré, je n'en avais pas la force. J'étais juste là, faible.

C'est la première fois avec toi toute seule.
J'ai enfin osé.
Ça me rappelle la 6e. Peut-être en mieux..?
 

Chopstick

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C'est plus simple de ne rien dire, parfois.
Je vous comprends un peu maintenant.

Je pense finir par faire comme vous. Je n'y arriverai pas, parce que je n'ai pas votre capacité à n'en avoir rien à faire. Mais il va falloir.
 

Catouboubou

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Je n'y arrive plus. Vraiment plus. Tout ce stress, tout ça... Je veux continuer, je vais me battre pour être heureuse et bien, c'est sûr ! Mais là, j'ai besoin d'une pause. De prendre du temps pour moi. Mais après, je me dis que je suis égoïste, qu'en réalité, tout va très bien, c'est juste moi qui m'invente des problèmes. J'essaie d'être mon alliée, mais tout ce que je sais faire, c'est être mon ennemie. Je me plains, plains, plains, mais où sont mes actions pour tout changer ?
J'ai peur que jamais personne ne voudra de moi. J'ai peur de ne jamais sortir avec personne. J'ai peur que personne ne m'aimera vraiment. J'ai peur de tout, d'un rien. À l'école, c'est la pression. À la maison, c'est la culpabilité parce que je ne travaille pas assez. Je suis essouflée de tout cela... Et avec les rendez-vous que je ne peux pas prendre ! Ça fait plus de deux mois que j'attends. Mais je me tais, je dis « oui, oui, on peut tout retarder d'une semaine », alors qu'en vrai, je meurs d'envie de prendre le rendez-vous là, maintenant. J'ai besoin d'en parler, vraiment besoin. Je me retrouve au bord des larmes ou en crise d'anxiété à cause de ça. Ça suffit.
En plus, il y a elle. Elle qui juge tout le monde, ça me tape sur le système. J'aurais besoin d'une pause d'elle, mais je ne veux pas la blesser en disant cela. J'ai vraiment besoin de m'éloigner d'elle, elle me sape un peu de mon moral.
J'ai besoin de prendre soin de moi. Mais impossible, il y a les devoirs à faire, le regard des gens à affronter, aller à l'école, travailler, se faire humilier mentalement pour une erreur, me comparer aux autres, culpabiliser, pleurer, me dire que je m'invente des problèmes, que je suis conne, idiote. Pour ensuite me regarder dans le miroir, avoir envie de m'arracher le visage.
Bien sûr, je me sens bien des fois. Je ris, je souris, je me sens belle.
Puis, je me compare, je sens l'anxiété monter. Des exams à passer, un devoir oublié... La pression parce que je suis moi et que j'ai toujours eu de bonnes notes. Le regard de ma mère, le jugement qu'elle a de mes notes. J'ai coulé un exam, le regard qu'elle m'a lancée. Je suis moi, et moi, je ne coule pas les examens. Je suis moi, et moi, j'ai de meilleurs résultats que mes amis et elle. Et si j'ai une note en-dessous d'elle, la voilà partit pour un « comment j'suis trop bonne ! » ou encore « Je t'ai dépassé ! ». J'ai pas besoin de ça.
Après vient le : « En sport, t'as l'air d'un zombie » ou le « Force-toi un peu » ou le « C'est vrai, tu vas couler ton exam ». Ou encore « Dégueu ! T'as des poils sur les aisselles, tu devrais vraiment te les raser ! ». Avec tout ça...
Je m'écroule. Mais j'exagère. Ce n'est pas si pire, pas vrai ? Je ris souvent, je souris souvent. Je suis heureuse, chanceuse, je le sais. Mais pas assez. Et pas toujours. Pas assez souvent.
Et mon amie, ne devrait-elle pas m'encourager ? M'aider ? Non, elle, elle se contente de me juger, je me jeter des piques. Sur mon poids, mon physique... Comme si j'avais besoin de ça ! Elle tente de me rendre jalouse, des fois. Elle me ruine le moral, des fois.
Mais bon, ce message est vraiment déprimant et juste de chialage.
'Faut que je me reprenne.
Je dois changer les choses.
 

Chopstick

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« Je me voyais reprendre sur les océans mon existence errante, admis à partager les travaux et les frugaux repas d'une poignée de matelots lancés à l'aventure sur un bateau clandestin, couchant sur le pont et livré pendant de longs jours au bienfaisant tête-à-tête avec la mer. »

Claude Lévi-Strauss, Tristes Tropiques, Terre Humaine
 

Awan

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C'est lorsque tout explose sans que je ne comprenne pourquoi, à un moment inattendu, d'une force qui me surprend moi-même et cela à partir d'un rien que je me rends compte que tout ne va pas si bien que cela. Qu'il y a peut-être bien plus qui réside encore au fond de moi-même. Que tout ce que j'ai pu traverser ces dernières années a laissé quelques traces, quelques blessures que je n'ai encore pu rafistoler. Ce qui m'a secoué de toute part a indéniablement impacté les abysses de mon Être tout entier, et de mon propre corps. Certaines choses ressortent parfois, sans que je n'ai su les avoir enfouies. C'est tout un flot d'émotions, de ressentis, par lequel je suis passée. Tourmentée de tous les côtés, passant de l'une à l'autre de ces émotions, sans cesse, étant prise au cœur de multiples d'entre elles venant s'entremêler. C'est si épuisant. Si épuisant de tout ressentir à une telle intensité, en permanence, même pour ce qui peut sembler totalement infime. Je déploie tellement de forces, d'énergie, dans chaque pas que je pose à terre, dans chaque regard dirigé vers le Ciel, vers le monde qui m'entoure, dans chaque parole, dans chaque effort au quotidien dans tout ce que je peux entreprendre.
J'avais tant avancé durant ce mois d'Août. J'étais devenue une toute autre personne. Ou plutôt, je m'étais rapprochée de celle que je devais être. De celle que je voulais devenir. De celle qui résidait en moi depuis tout ce temps et qui se retrouvait immergée, inhibée, Je me suis révélée comme je ne l'aurais jamais cru. Et cet enthousiasme, cette positivité m'ont suivi durant un temps, en ce début de septembre. Jusqu'à ce que la lassitude et l'ennui reprennent place, entre autres éléments qu'il me serait trop long de développer. Jusqu'à ce que je m'efforçais de mettre de côté, de moduler, pour voir cela de la manière la plus positive possible, la plus bénéfique possible, me tracasse et m'enfoncent dans mes réflexions les plus profondes ; celles où je me torture sans cesse à ne plus pouvoir retrouver mon souffle. Alors, si bien que je pense, et que je pense trop, voilà que je ne parviens plus à réfléchir tant mon esprit est encombré de toutes ces pensées, voilà que je me sens accablée, voilà que je me sens surpassée. Et cette densité permanente ne fait qu'augmenter au flux de ma sensibilité. J'ai l'impression d'aller dans le sens contraire de tout ce processus que j'avais pu mettre en place. Je n'arrivais plus à contrer certaines choses. Je n'arrivais plus à ressentir cette même énergie, ce même renouveau qui s'était installé. Je me sens perdue, parce qu'avec tous les efforts que j'ai pu faire, qu'avec tout ce que j'ai tenté de mettre en place, j'ai du mal à voir des résultats. J'ai du mal à réellement avancer aussi bien que je l'aurais voulu. J'ai toujours du mal à m'aimer moi-même et à atteindre exactement ce que je souhaite.
Parfois, j'aimerais tout laisser tomber et m'initier à une toute autre vie. Car ce qu'on nous impose, les contraintes qui nous obligent, cette voie que l'on doit suivre si l'on souhaite avoir un futur relativement décent, ce n'est pas une vie. Non, ce n'est pas une vie.
J'aimerais pouvoir me recentrer sur l'essentiel, le vivre véritablement, m'imprégner de ce qu'il y a de plus important en ce monde, de ce qui compte réellement pour moi.
Me voilà à devoir faire des sacrifices "pour la bonne cause", à tenter de vivre au cœur d'un système qui ne me correspond pas, qui peut tout sauf me permettre de m'épanouir, malgré mes tentatives pour changer ma vision des choses et de me focaliser sur des éléments qui pourraient me permettre d'avancer et d'atteindre les objectifs que je me suis fixés sans ces sentiments désagréables. Je sais que je suis capable d'y arriver, je sais que je peux y arriver. Il faut que j'y arrive. Mais à quoi bon ? A quoi bon le faut-il ? Pour m'approcher de quelque chose qui oui, m'intéresse et m'inspire en somme, mais qui n'aura absolument rien à voir avec la philosophie dont je me fais de cette vie ? J'ai l'impression que j'aurais beau me trouver au plus proche de ce qui peut attiser ma curiosité et mon intérêt, ça ne pourra jamais égaler et réellement satisfaire cette chose si particulière que je ressens au fin fond de moi-même. Et j'aurais beau moduler ma vie de toutes les manières qui soient, je suis née ici, au beau milieu d'un monde qui ne me correspond pas, au milieu d'un monde dont je me sens totalement étrangère si bien que je réside continuellement dans ma bulle, au milieu d'un monde qui a tracé ma route avant même cette fichue naissance dont je n'ai aucunement voulue ; je suis née au milieu d'un monde qui m'émerveille de toute part mais qui d'un autre côté me fait ressentir une impuissante et grandissante absurdité.

Et je pourrais continuer longtemps encore, à te déployer ces pensées. Je pourrais passer ma nuit à écrire. Cela faisait si longtemps. Ça ne suffirait même pas à tout énoncer. Je ne sais même pas si quiconque puisse me comprendre, mais tu sais quoi, je me suis rendue à l'évidence que peu le pouvaient, et que tant que je me comprenais moi, c'était l'essentiel. Il faut que je continue d'apprendre à vivre pour moi-même, à m'aimer de manière presque inconditionnelle qui fait que, peu importe la situation, je parviendrai à ne plus me sentir honteuse, nulle, débile, ignorante, hideuse, en-dessous des autres, et tout un tas d'autres adjectifs péjoratifs. Peu importe la situation, il faut que je parvienne à m'accepter, et à simplement réaliser que ça ne fait pas de moi quelqu'un d'aussi peu estimable. Oui, voilà, il faut que j'apprenne à gagner en confiance en moi, en estime de moi-même, pour ne plus douter autant de moi et m'extraire enfin du regard des autres tout en préservant un regard personnel et bienveillant à mon égard. Tout en continuant de m'apprécier et de réaliser ma valeur sans que tout autour ne s'effondre.

Apprendre à être soi et à s'aimer ainsi.

Sûrement l'une des choses les plus difficiles à réaliser au sein de ce monde.
 
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