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L’avenir de la société

Alexicraft

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Bonjour ou bonsoir.
Plusieurs connaissances mon parler de la collapsologie, une théorie qui parle de la fin de la société d’aujourd’hui.
Si des personnes connaissent vraiment ce que c’est réellement et ce que vous pensez de cette théorie.
 

Sylen

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Ce n'est pas très compliqué... Pour caricaturer, on pourrait même dire que l'ensemble de la communauté scientifique est collapsologue, et que l'ensemble de la classe politique est anti-collapsologue... Evidemment ce n'est pas aussi simple, mais d'un point de vue scientifique, la fin de la civilisation humaine actuelle est une certitude. Ce qui va diviser est plutôt le "quand", mais les échelles sont courtes (globalement dans les 10 ans pour les plus pessimistes, la plupart tablent plutôt sur des échelles de 40 ans ou un peu plus, bref : en plein dans la génération d'un ado aujourd'hui).

Toujours d'un point de vue scientifique, la cause absolue de cet effondrement, c'est... la stupidité humaine. Un cumul de plusieurs choses :
- Le refus de prendre les mesures adaptées pour contrer le réchauffement climatique (parce que ça coûte trop cher ou que ça restreint la compétitivité)
- Le refus de la tempérance dans l'extraction des richesses de la Terre ; on pille tout avec un tel acharnement que dans cent ans il n'y aura même plus de sable dans la mer... et dans les décennies qui viennent toutes les ressources vont venir à disparaître, pétrole, gaz, minerais, terres rares... Par exemple ces terres rares, on les extrait dans des conditions épouvantables pour finir dans des smartphones qui durent un an avant de finir à la décharge...
- le manque de conscience sur l'importance des écosystèmes en destruction (notamment marins et sylvestres) concernant l'équilibre global de notre monde
- La folie furieuse : par exemple pour gagner quelques centimes sur l'emballage, on fait des plastiques aux conséquences désastreuses, détruisant les écosystèmes ou finissant en particules toxiques microscopiques qui s'épandent partout... TOUT CA parce que les plastiques sains et dégradables ajouteraient quelques centimes sur le prix d'achat des produits. Exemple le PLA, c'est un plastique génial à base d'amidon, mais en général on peut faire des plastiques avec presque n'importe quelle matière végétale. Autre exemple : le nucléaire, qui d'ailleurs fait de l'électricité au double ou au triple de ce que coûterait du renouvelable si on prend en compte le retraitement des déchets et des centrales en fin de vie (et encore ! s'il n'y a aucun accident !). Tout ça pour du chauffage électrique débile et des vitrines illuminées en pleine nuit...
- l'avidité d'un minuscule pourcentage d'humains qui possède toutes les ressources, laissant 1% des richesses à 99% de la population (lesquels 99% sont encore constitués de 20% qui ont 80% des richesses), créant une situation explosive due à la misère sociale

Bref. Pour que notre civilisation survive, il aurait fallu... qu'on soit intelligent.

Après fin de civilisation ne veut pas dire fin d'humains. Les civilisations se suivent et se finissent depuis des milliers d'années... C'est juste qu'on a tout fait en beaucoup plus gros. Et là ça devient irrécupérable du point de vue du climat. Et là, les conséquences... On n'imagine même pas ce que ça sera dans quelques années. Pour couronner le tout, les volcans et les tremblements de terre commencent aussi à se mettre à la fête...

C'est pour cela qu'on a un certain nombre de personnes (dont un ancien ministre) qui équipent leurs maisons en autonomie, tissent un réseau avec leurs voisins et apprennent à faire un jardin auto-suffisant...

En ce moment, les taux d'intérêts pour les pays (qui empruntent pour payer leurs dettes) commencent même à devenir négatifs... ça devient de la folie partout.

Évidemment, rien ne va s'effondrer demain ou l'année prochaine. Mais au mieux, les décennies à venir vont être très perturbées, chaotiques... et dramatiques pour les personnes les plus pauvres qui seront au mauvais endroit. Beaucoup de guerres risquent d'éclater aussi, pour le contrôle de l'eau potable, de terres émergés (à cause de la montée des océans, des nations entières vont disparaître, côtiers ou insulaires)...

En résumé ça n'a rien d'une théorie. C'était une théorie il y a 20 ans. Maintenant c'est une certitude : la civilisation actuelle va changer (de gré ou de force) ou bien disparaître. Dans un cas comme dans l'autre, la civilisation actuelle est finie... Et les débats sont futiles dans la mesure où on n'a encore aucun moyen de savoir ce qui va se passer (on sait juste qu'un ado reçoit en héritage un monde en mutation qui va certainement ne pas être tranquille du tout).

Le bon côté des choses, c'est que ça force à rassembler socialement. Car plus les années vont devenir difficiles, plus les relations et comportements virtuels vont apparaître inutiles, et plus les relations concrètes et les vrais amis vont devenir précieux...

Si vous voulez vous faire votre propre avis, faites des recherches sur ce mot-clé : GIEC. C'est un groupe international de scientifiques censés êtres les meilleurs sur la question, et il y a beaucoup à lire dessus ! C'est juste sur le changement climatique, mais c'est un thème central du débat.

Bien sûr, certains ne croient pas à tout cela. A chacun de voir ce qu'il veut croire, et rendez-vous dans quelques décennies pour connaître le fin mot de l'histoire :)
 

Alexicraft

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Ce n'est pas très compliqué... Pour caricaturer, on pourrait même dire que l'ensemble de la communauté scientifique est collapsologue, et que l'ensemble de la classe politique est anti-collapsologue... Evidemment ce n'est pas aussi simple, mais d'un point de vue scientifique, la fin de la civilisation humaine actuelle est une certitude. Ce qui va diviser est plutôt le "quand", mais les échelles sont courtes (globalement dans les 10 ans pour les plus pessimistes, la plupart tablent plutôt sur des échelles de 40 ans ou un peu plus, bref : en plein dans la génération d'un ado aujourd'hui).

Toujours d'un point de vue scientifique, la cause absolue de cet effondrement, c'est... la stupidité humaine. Un cumul de plusieurs choses :
- Le refus de prendre les mesures adaptées pour contrer le réchauffement climatique (parce que ça coûte trop cher ou que ça restreint la compétitivité)
- Le refus de la tempérance dans l'extraction des richesses de la Terre ; on pille tout avec un tel acharnement que dans cent ans il n'y aura même plus de sable dans la mer... et dans les décennies qui viennent toutes les ressources vont venir à disparaître, pétrole, gaz, minerais, terres rares... Par exemple ces terres rares, on les extrait dans des conditions épouvantables pour finir dans des smartphones qui durent un an avant de finir à la décharge...
- le manque de conscience sur l'importance des écosystèmes en destruction (notamment marins et sylvestres) concernant l'équilibre global de notre monde
- La folie furieuse : par exemple pour gagner quelques centimes sur l'emballage, on fait des plastiques aux conséquences désastreuses, détruisant les écosystèmes ou finissant en particules toxiques microscopiques qui s'épandent partout... TOUT CA parce que les plastiques sains et dégradables ajouteraient quelques centimes sur le prix d'achat des produits. Exemple le PLA, c'est un plastique génial à base d'amidon, mais en général on peut faire des plastiques avec presque n'importe quelle matière végétale. Autre exemple : le nucléaire, qui d'ailleurs fait de l'électricité au double ou au triple de ce que coûterait du renouvelable si on prend en compte le retraitement des déchets et des centrales en fin de vie (et encore ! s'il n'y a aucun accident !). Tout ça pour du chauffage électrique débile et des vitrines illuminées en pleine nuit...
- l'avidité d'un minuscule pourcentage d'humains qui possède toutes les ressources, laissant 1% des richesses à 99% de la population (lesquels 99% sont encore constitués de 20% qui ont 80% des richesses), créant une situation explosive due à la misère sociale

Bref. Pour que notre civilisation survive, il aurait fallu... qu'on soit intelligent.

Après fin de civilisation ne veut pas dire fin d'humains. Les civilisations se suivent et se finissent depuis des milliers d'années... C'est juste qu'on a tout fait en beaucoup plus gros. Et là ça devient irrécupérable du point de vue du climat. Et là, les conséquences... On n'imagine même pas ce que ça sera dans quelques années. Pour couronner le tout, les volcans et les tremblements de terre commencent aussi à se mettre à la fête...

C'est pour cela qu'on a un certain nombre de personnes (dont un ancien ministre) qui équipent leurs maisons en autonomie, tissent un réseau avec leurs voisins et apprennent à faire un jardin auto-suffisant...

En ce moment, les taux d'intérêts pour les pays (qui empruntent pour payer leurs dettes) commencent même à devenir négatifs... ça devient de la folie partout.

Évidemment, rien ne va s'effondrer demain ou l'année prochaine. Mais au mieux, les décennies à venir vont être très perturbées, chaotiques... et dramatiques pour les personnes les plus pauvres qui seront au mauvais endroit. Beaucoup de guerres risquent d'éclater aussi, pour le contrôle de l'eau potable, de terres émergés (à cause de la montée des océans, des nations entières vont disparaître, côtiers ou insulaires)...

En résumé ça n'a rien d'une théorie. C'était une théorie il y a 20 ans. Maintenant c'est une certitude : la civilisation actuelle va changer (de gré ou de force) ou bien disparaître. Dans un cas comme dans l'autre, la civilisation actuelle est finie... Et les débats sont futiles dans la mesure où on n'a encore aucun moyen de savoir ce qui va se passer (on sait juste qu'un ado reçoit en héritage un monde en mutation qui va certainement ne pas être tranquille du tout).

Le bon côté des choses, c'est que ça force à rassembler socialement. Car plus les années vont devenir difficiles, plus les relations et comportements virtuels vont apparaître inutiles, et plus les relations concrètes et les vrais amis vont devenir précieux...

Si vous voulez vous faire votre propre avis, faites des recherches sur ce mot-clé : GIEC. C'est un groupe international de scientifiques censés êtres les meilleurs sur la question, et il y a beaucoup à lire dessus ! C'est juste sur le changement climatique, mais c'est un thème central du débat.

Bien sûr, certains ne croient pas à tout cela. A chacun de voir ce qu'il veut croire, et rendez-vous dans quelques décennies pour connaître le fin mot de l'histoire :)
En gros ce qu’il va se passer c’est comme la civilisation aztèque ou mayas, qui on vue trop gros est on trop exploité les ressources qu’ils leur étais exploitable qu’il avait et on fini par avoir une sorte d'effondrement à leur échelles. Et donc nous on devrait se préparer à cela qu’il extrêmement probable à notre époque.🙂
 

Ragnarokk

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La colapsologie ce n'est pas nouveau, il y a toujours eu des mouvements millénaristes, des courants eschatologiques... La plupart des religions, déjà, prévoyaient la fin du monde, souvent pour sanctionner les péchés humains. Ensuite les exemples de telles prévisions sont légion, les causes seules varient : punition divine, invasion extra-terrestres, surpopulation, collision d'une comète... Il y a peu c'était la guerre nucléaire qui terrifiait les foules (à meilleur titre), maintenant c'est le réchauffement climatique. Dans tous les cas il y a toujours des gourous pour prospérer sur ces peurs. On peut trouver un recensement partiel de ces vilains pronostics
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Aujourd'hui, il y a un consensus scientifique, matérialisé notamment par les synthèses du GIEC, sur le fait qu'il y a un réchauffement humain d'origine humaine (anthropique). C'est un fait. Cependant, la manière dont l'homme doit combattre ou s'adapter à ce réchauffement ne relève pas du domaine de la science mais de la politique. Ceux qui prétendent qu'il faut faire ce que nous disent les scientifiques font ce qu'on appelle une escroquerie à la science. Ce n'est pas le rôle des scientifiques de nous dire ce qu'on doit faire. Ils doivent simplement éclairer les enjeux.

Par rapport à la fin du monde, il faut reprendre les choses dans l'ordre.

Fin de la planète, non. Quoi qu'on fasse à sa surface, elle ne va pas bouger d'un pouce dans ses rotations tranquilles autour du Soleil.

Fin de la vie, non. N'oublions pas que la vie prospérait déjà quand tous le carbone contenu dans les hydrocarbures était dans l'atmosphère. La vie est d'une incroyable résistance : nous avons tous un million de bactéries sur chaque centimètre carré de notre peau. Certaines bactéries vivent au fond des océans, dans les pôles, près des volcans, supportent des températures de 120 degrés, ... On peine à rendre stérile un satellite avant de l'envoyer dans l'espace, on ne risque pas de faire disparaître la vie, même si on le voulait vraiment.

Fin de l'humanité, non plus. Les hommes vivent dans le grand nord, dans le désert... si la Terre se réchauffe de 5°C il fera encore frisquet en Sibérie et très froid en Antarctique, donc il y aura toujours des êtres humains, avec des régions plus ou moins propices à l'agriculture.

On ne parle donc que de l'avenir de nos civilisations. C'est important de ne pas perdre cela de vue. La question est donc : nos civilisations vont-elle disparaître à cause du réchauffement ? Ou bien : le réchauffement va-t-il avoir des conséquences désastreuses ?

Là la réponse est plus compliquée : oui le réchauffement est un risque et il présente des conséquences majeures, mais lutter contre le réchauffement est très compliqué, car nos économies dépendent actuellement des hydrocarbures.

On ne peut donc pas d'un coup de baguette magique arrêter le réchauffement, car cela signifierait ruiner nos économies : plus de circulation automobile, plus d'agriculture, plus d'usines, plus de smartphones, plus d'hôpitaux modernes, etc. Bref un retour aux disettes, à la malnutrition, aux famines. On ne le dit pas assez, mais ce serait bien pire que de vivre avec 5°C de plus !

Il faut donc trouver un équilibre entre les actions visant à limiter le réchauffement et leurs conséquences sur les économies, c'est-à-dire notre vie quotidienne, mais aussi celle des plus pauvres sur la planète. Hélas la discussion aujourd'hui ne porte pas tellement sur cela : d'un côté il y a des climatosceptiques qui ne veulent rien faire, de l'autre des écologistes dans le déni de la complexité du problème, qui affirment qu'il suffit de faire des choses simples pour régler un problème complexe.

Concernant les conséquences du réchauffement sur nos sociétés, il faut avoir trois choses en tête.

La première, c'est que l'on peut assez facilement abaisser les températures si on le souhaite vraiment avec des méthodes de géo-ingénierie assez peu coûteuses. Lâcher régulièrement des particules dans l'atmosphère (aérosols) permettrait de réduire le rayonnement solaire, comme lors de l'explosion d'un gros volcan. C'est un sujet un peu tabou aujourd'hui, mais c'est faisable. Cela ne résout pas tous les problèmes, il y a des inconvénients, mais à l'évidence si notre survie était vraiment en balance, on n'hésiterait pas.

La deuxième, c'est que les conséquences du réchauffement et la capacité d'adaptation de l'homme sont aujourd'hui très largement des inconnues. Par exemple, le réchauffement déjà enregistré est de +1°C. Qui serait d'accord aujourd'hui pour baisser les températures de 1°C ? Sans doute pas les habitants de Lille, à qui cela va bien d'avoir des soirées un peu plus douces. Sans doute pas les Suédois, qui envisagent de cultiver la vigne sur leurs vastes territoires. Sans doute pas les Sibériens, et on les comprend. Il y a des gagnants, des perdants, et limiter le réchauffement coûte cher : on voit que l'équation n'est pas claire et qu'elle mérite une discussion politique.

La troisième c'est que le développement humain est depuis le début une histoire d'adaptation et de transformation. Ceux qui considèrent que nos civilisations courent à leur perte car les ressources sont limitées et que la croissance s'en trouverait limitée n'ont rien compris à la mécanique du développement. L'homme n'a pas disparu faute de silex pour faire des haches, de forêts à défricher, de cours d'eau pour poser des moulins... : il s'est adapté à la raréfaction ou à la limite de certaines ressources et il a cherché d'autres solutions. Il peut y avoir des crises, mais ce qui est certain c'est que la croissance de demain ne sera pas celle d'aujourd'hui. Il suffit de voir les formidables avancées de la bio-ingénierie avec CRISPR-CAS9 pour comprendre qu'un champ infini s'offre à nous.

Au global ceux qui affirment que l'homme est aveugle parce qu'il suffirait d'agir sont eux-mêmes aveugles. En Inde la moitié des habitants n'ont pas de toilettes, en Afrique la malnutrition reste endémique : va-t-on expliquer à ces gens qu'il faut qu'ils continuent à vivre dans ce dénuement pour préserver le mode de vie des occidentaux ou quelques atolls coraliens ? Or aujourd'hui leur développement passe par les hydrocarbures. Et même dans notre pays, le mouvement des gilets jaunes a montré que tout le monde ne roule pas sur l'or et qu'augmenter le prix des carburants pose problème à beaucoup.

Donc fin du monde, non, et pour le reste il faut se garder de tout simplisme, même si la période est aux bêlements moutonniers sur le climat.
 

Sylen

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Oui en gros, même si on ne sait pas vraiment la cause précise de l'effondrement d'une civilisation aussi avancée que les aztèques ou mayas. Mais on a de nombreux autres exemples, surtout des civilisations basées sur des îles : au départ verte et prospère, couverte d'arbres et de sources, aujourd'hui aride, désolé et parcourue de ruines. On a cette caricature sympa qui a beaucoup circulé : un magnifique arbre fruitier nourrit son homme, il le coupe pour en faire une idole puis se met à prier devant : mon dieu, donne-moi à manger parce que j'ai faim... Bref, on a été trop loin, on récolte les conséquences. Ou plutôt les générations futures récoltent les conséquences des actes des générations précédentes... Mais aussi de nous, comme on vit encore dans un monde à peu près préservé, que le pire est à venir et qu'on continue à faire tout ce qu'il ne faut pas faire...

Ce n'est pas forcément la première fois que ça arrive pour une civilisation qui nous ressemble. Les archéologues ont souvent retrouvé des objets incompréhensibles sauf s'ils étaient issus d'une civilisation comparable à la nôtre qui aurait disparue. Par exemple : une carte dessinée au XVIe siècle par un amiral qui s'est inspiré de cartes plus anciennes, probablement elles-mêmes inspirées de cartes plus anciennes... qui montrent les cotes de l'Antartique il y a plus de 10 000 ans, avec une précision telle qu'il aurait fallu un satellite. Même la grande pyramide de Gizeh est pas vraiment compréhensible, (orientée précisément au nord géographique avec des proportions démentiellement parfaites) et on ne peut pas la dater.

Edit: Bonne antithèse de la part de Ragnarok pour approfondir le débat. Néanmoins, il ne s'agit absolument pas d'une banale élevation de quelques degrés, en elle-même. Le problème vient du chaos climatique provoqué par ce déséquilibre. Trop de personnes pensent que ce n'est pas grave de gagner quelques degrés en plus... Il faut voir les conséquences globales. La Terre n'est pas l'intérieur d'une maison, elle est en équilibre complexe, et c'est ce bouleversement dans son équilibre qui est potentiellement cataclysmique. Et notre civilisation elle-même est en équilibre précaire à cause de comportements égoïstes et stupides, alors du coup...
 
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Ragnarokk

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Mais on a de nombreux autres exemples, surtout des civilisations basées sur des îles : au départ verte et prospère, couverte d'arbres et de sources, aujourd'hui aride, désolé et parcourue de ruines.
Cette vision relève du mythe, popularisé notamment par un certain Jared Diamond, qui considérait que les Mayas, les Vikings ou les habitants de l'île de Pâques se sont suicidés par surexploitation des ressources. C'est une explication qui peut sembler crédible (et très morale) mais qui n'est pas du tout confirmée par les données scientifiques actuelles. L'empire Mayas ou les royaumes Vikings ont périclité, comme l'empire romain ou l'empire ottoman, mais rien n'indique que cela doit lié à un problème de ressources et, surtout, cela ne veut pas dire que les gens sont morts : les anciens vikings ont même envahi la France jusqu'à laisser son nom à la Normandie (avec à la clef la conquête de l'Angleterre). Le déboisement de l'île de Pâques semble aujourd'hui être plutôt contemporain des contacts avec l'Occident et s'être accompagné d'une évolution de l'agriculture qui n'a pas dégradé le niveau de vie.

Il ne faut pas prendre les Mayas, les Vikings ou n'importe quel hommes du passé pour des pommes. Toute civilisation gère ses ressources. Un paysan égyptien du 7ème siècle avant notre ère savait déjà qu'il lui fallait garder du grain pour le planter l'année suivante. Dans tous les cas il n'y a pas confirmation scientifique de gestions suicidaires à un moment ou un autre de l'histoire de l'humanité.

C'est vraiment dommage qu'une partie si importante de la pensée moderne repose sur ce genre de mythes.
 

Sylen

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Mythes ou volonté de faire l'autruche pour éviter la comparaison avec nous-mêmes ? L'empire Khmer a par exemple été absolument extraordinaire, d'une puissance et d'une prospérité prodigieuses, et leurs ruines émerveillent encore aujourd'hui. Or, il y a un bon consensus sur le fait que c'est la surexploitation des ressources naturelles, qui a entraîné des perturbations climatiques locales, qui a causé leur perte. Et comme nous en ce moment, au lieu de s'unir et de changer pour traverser l'orage, ils se sont accusés les uns les autres jusqu'à finir de se détruire avec des guerres. Quelle différence avec nous ? Les climatosceptiques disputent les scientifiques, les politiques disputent les politiques, et tout plein de guerres se dessinent un peu partout. On pourra toujours trouver des arguments pour éviter de changer, surtout celui que la technologie sauvera le monde et qu'on pourra tranquillement continuer nos habitudes destructrices vis à vis du monde et de nous-mêmes.
 

Ragnarokk

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L'empire Khmer a par exemple été absolument extraordinaire, d'une puissance et d'une prospérité prodigieuses, et leurs ruines émerveillent encore aujourd'hui. Or, il y a un bon consensus sur le fait que c'est la surexploitation des ressources naturelles, qui a entraîné des perturbations climatiques locales, qui a causé leur perte.
Non il y a de bonnes raisons de penser que cet empire a été victime d'aléas climatiques (comme les Mayas ont souffert d'El Niño) mais l'idée selon laquelle ces aléas viendraient (même en partie) de l'activité des Khmers est une hypothèse à ce stade. D'ailleurs, quand bien même on démontrerait que le développement humain a causé des dégâts par des effets pervers insoupçonnés à l'époque, il faut remettre les choses dans l'ordre : les catastrophes naturelles tuaient bien davantage dans le passé qu'aujourd'hui. Les inondations en Chine auparavant (1887, 1931) c'était deux ou quatre millions de morts. Le cyclone de Bhola en Inde en 1970 c'est 300000 morts, contre quelques dizaines pour Dorian. Les civilisations développées sont beaucoup mieux armées pour se protéger de ces catastrophes, qui deviennent de plus en plus des drames de la pauvreté (voir le séisme de 2010 à Haïti qui serait une blague pour le Japon).

On pourra toujours trouver des arguments pour éviter de changer, surtout celui que la technologie sauvera le monde et qu'on pourra tranquillement continuer nos habitudes destructrices vis à vis du monde et de nous-mêmes.
C'est le discours habituel. Mais changer en quoi précisément ? Quand on en vient aux propositions concrètes c'est beaucoup plus flou. En général on parle de mesurettes du genre je trie ma poubelle, je suis un colibri qui fait son devoir, et on part en vacances à Barcelone la conscience tranquille. L'abaissement massif du bilan carbone, c'est la concentration des gens dans les villes, où les surfaces sont plus petites, les transports collectifs plus développés, le chauffage facilité par le logement collectif... mais qui promeut cela chez les écologistes amateurs de potager ? Et qui fait le bilan véritable des mesures proposées, avec leur impact effectif sur le climat mais aussi leur coût et leur effet sur l'économie ? Car il ne faut pas se leurrer : acheter des voitures électriques, isoler les logements, cela coûte cher : il faut donc une économie prospère pour se le permettre. Entre inaction et incantation il y a donc une voie moins simple qu'elle n'y paraît.
 

Sylen

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On en revient bien sûr toujours à ce qu'il faudrait changer. Je ne souhaite pas débattre sur tes arguments ou prouver qu'ils sont moins valides que les miens, mais ils ont le grand inconvénient d'aller dans le sens de ceux qui ne veulent rien changer justement.

En passant, c'est risible de devoir se faire forcer la main par les conséquences de nos actes, alors que ça fait longtemps qu'on aurait dû initier un changement, par simple bon sens ou humanisme.

Evidemment tu as raison : même ceux qui disent être prêt à des changements restent facilement dans le flou. Voire l'absurdité : une voiture électrique ou hybride moderne est pire qu'une voiture à essence, dans la globalité de sa conception et de la fabrication actuelle d'electricité.

Pourtant, est-ce qu'il y a une réponse plus simple à donner ? C'est notre consommation qui est à changer.

Est-ce qu'on a besoin d'un smartphone ou d'un réfrigérateur américain pour être heureux ? Est-ce qu'on va tomber malade si on ne mange plus de viande deux fois par jour ? Est-ce qu'on va être désespéré si on propose son voyage personnel au covoiturage ? Est-ce qu'on va tomber dans la misère si on achète ses légumes un petit peu plus cher au paysan du coin ? Est-ce qu'on va mourir de se poser la question des conséquences sur l'humain et sur la planète de chaque chose que l'on achète ?

Tu dis toi-même être d'accord sur le fait qu'il y aura des bouleversements. Selon l'échelle, ça peut toucher le commerce international. Admettons que la France soit touchée : plus d'importations. On va mourir de faim. Est-ce que c'est normal que notre agriculture dépende d'intrants chimiques qu'on n'est pas capables de fabriquer nous-mêmes ? Que nos champs soient plein de céréales pour nourrir les animaux de boucherie, mais qu'on doivent importer l'essentiel de nos fruits et légumes de l'étranger ? Dans un cas comme celui que je cite, les seuls personnes à même de produire l'alimentaire, ce sont les petits paysans bios. Les petits agriculteurs bio n'ont besoin de rien pour produire, à part leurs graines qu'ils replantent. Donc rien que d'arrêter d'acheter ses légumes au supermarché pour aller les prendre à un paysan du coin sur un marché (ou via un panier d'amap pour ceux qui n'ont pas le temps d'y aller), voilà par exemple un choix intéressant ;) Et même si tout va dans ton sens, ça aidera à préserver la qualité de notre environnement et à soutenir des emplois qui ont du sens.

Après tout, ce sont nos choix de consommateurs qui déterminent cet avenir que l'on cite, qu'il soit bouleversé ou non. Si on a mille fois moins d'importance que les choix d'un "riche" qui a son yacht privé et ses avions personnels, est-ce une excuse pour ne pas se poser ces questions ? Comme le colibri que tu cites, même un petit quelque chose peut faire toute la différence, car un goutte n'est rien mais un océan de gouttes peut renverser le cours des choses
 

Ragnarokk

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Ouhla sans vouloir t'offenser il y a quelques idées reçues dans ce que tu écris.

Sur la voiture électrique je serais moins catégorique que toi, mais bon je ne développe pas ici.

Le bio ce n'est pas ce que tu penses. A la base c'est une agriculture qui repose, non pas sur l'absence d'intrants (engrais ou pesticides) mais sur l'absence d'intrants de synthèse. Il y a un côté un peu superstitieux là derrière : on suppose que ce qui est naturel est bon et ce qui est synthétique mauvais. Evidemment cela n'a aucune base scientifique, comme le fait d'exclure les OGM de ces cultures par principe. Dans les faits, le bio utilise en effet moins de pesticides, mais il en utilise bel et bien (liste ici). Certains de ces pesticides (comme le
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) sont toxiques (en fonction de la dose) pour l'homme et l'environnement et s'accumulent dans les sols.

Le bio ce n'est pas non plus des petits paysans mais une industrie, avec des grosses exploitations (voir
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). 31% du bio consommé en France est d'ailleurs importé. Au final le bilan carbone du bio n'est pas meilleur, car il nécessite plus de surface (les rendements sont 20% à 30% inférieurs) et recourt plus souvent au labour (à la place des herbicides). Le consommateur final paye environ 70% plus cher des produits sans impact positif sur le climat. Autant d'argent qui n'est pas consacré à isoler les maisons.

Idem sur les circuits courts et les paniers AMAP. L'ADEME le constate
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: plus de proximité ne signifie pas nécessairement moins d'émission de gaz à effet de serre. 1 km en estaffette AMAP, cela consomme autant de carburant que 10 km en 38 t et 100 km en porte-conteneur. Donc le panier de chou livré à domicile c'est bof, sans même compter les pertes (une bonne partie finit à la poubelle).

La vision romantique du petit paysan d'antan c'est aussi un mythe écologiste : auparavant on utilisait le soufre comme pesticide (depuis l'Antiquité) ou l'arsenic (jusque récemment). Surtout, avant la méchante industrie, 15000 personnes par an mouraient d'intoxications alimentaires en France (dans les années 50) contre 300 aujourd'hui. Les intrants chimiques ont permis la révolution verte et la sortie des pays occidentaux de la malnutrition, des disettes et des famines. Ne l'oublions pas.

Donc on le voit, les "solutions" avancées comme des évidences n'en sont souvent pas du tout. Et puis il faut garder à l'esprit que l'économie c'est un tout. Si l'on n'importe plus rien, il faut consacrer des ressources immenses pour fabriquer de l'électronique, ne serait-ce que pour nos hôpitaux. On ne peut pas imaginer qu'on va arrêter les activités polluantes sans impact sur le reste. Au contraire ce qu'on constate c'est l'économie est faite d'interdépendances et que les pays les plus riches sont les moins pollués (par exemple aux particules fines, sans même parler de l'eau courante). Maintenant ce sont eux qui limitent ou baissent leurs émissions de CO2 (certes en partant de plus haut) tandis qu'elles croissent en Inde, en Chine ou en Afrique.

Sur l'océan et la goutte d'eau, je ne suis pas d'accord. Cette théorie des petits efforts est justement une bonne façon de ne pas se poser de questions sur les vrais choix difficiles à faire. Je mange bio et je cultive mon potager à la campagne ? La belle affaire : j'ai un bilan CO2 personnel bien pire qu'un habitant d'un appartement à Paris ou à Nantes qui mange conventionnel. Suis-je prêt à changer pour adopter son mode de vie ? Souvent ce sera non : je préfère installer un bac à compost et râler sur les autres. Est-ce que je demande à mon patron de baisser mon salaire ou à mes parents de me donner moins d'argent de poche ? Non bien sûr, et je vais le dépenser, et donc en général induire des rejets carbone. Au final l'avenir ce n'est certainement pas une somme de colibris ; c'est des vrais choix, lourds, qui relèvent de politiques difficiles à mener et qui peuvent réserver leurs lots de catastrophes sociales et de souffrances.
 
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