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✒️ Plume ardente Les recompositions cathartiques

-Forest-

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Je suis sur ce canapé. Un ciel magnifique, d'abord rose, puis bleu, solaire, strié de traces d'un kérosène qui ne s'exprime que par les râles plaintifs mais regénérés du vent mécanique de la métropole dérangée et fabulée.
Et moi, je sentais l'explosion en moi, comme un vol de pétales et du pollen diffus dans mon coeur, mon cerveau. Cerveau anesthésié dans une joie éperdue, Sertralina mon gardien. Par le passé il m'était compliqué de sentir l'explosion sans exploser moi même
Je me sens à la fois si libre, si insouciant, et en même temps rongé par la culpabilité d'être dans cette opulence silencieuse (je ne sais pas si l'on dit "opulence", mais le mot est si beau, comme tant d'autres de la langue française, et du monde, et des dialectes fragmentés en mon for intérieur et dans celui des ténèbres montagneux)
La télé résonne. Après le sombre flou photographique et extatique du béton lumineux et des voitures sortant de léthargie, j'ai mangé cette gaufre sur une électro douce et étrange. J'ai pris ce décaféiné d'une grande marque parmi tant d'autres du capitalisme silencieux de la maison, j'ai bu ce jus d'orange à la fois doux et acerbe, puis j'ai mis Arte, parce que contempler de beaux paysages en me fondant dans ces lumières et ces contrastes dépourvus du Reste, eh bien ca me rendait...Bien, oui...
La psy. Après. Je me sens dans un entredeux calme mais prudent
Silence pour cette fois, ca repart. Et je repars après le goudron et les arbres
 

-Forest-

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Je me sens shooté. Il y a cette magnifique chillwave, le soleil dehors, et la sécurité de ma chambre. Ne rien faire, ne pas penser que c'est une honte sociale et existentielle
Je vais devoir en parler, je vais devoir me faire mal à en parler, mais après ça ira mieux. Puis ce matin c'était vachement mieux quand même. C'était paisible après, joyeux. C'était une substance vraiment adorable, ma sensation de marcher au milieu d'un vent quasi-glacial. Cherchant la simplicité, car peut-être la simplicité me fait peur. Et comme la simplicité existentielle est à la fois bénie et maudite dans la société, certains êtres la travestissent en ennui, un ennui sournois et faux
Là je ne m'ennuie pas, mais on me dit en mon for intérieur que ma vie n'est pas normale, ne correspond pas à quoi que ce soit, à part le difforme
Puis je ressens la beauté du Rien, car le Rien libère, il fait sauter les verrous, les gonds. Le Rien, c'est provoquer
Il y a juste la musique, la chillwave, qui résonne. Il y a une tension de fond, comme un fil électrique défaillant, dans une contrée désertique éloignée, rencontrant des problèmes de logique, des problèmes de cohésion. C'est paranormal
J'écris ici parce que je me demande ce que ma vie signifie. Et depuis maintenant trois semaines, ma vie me paraît être signifiante...et pour ce faire, il me faut écrire n'importe quoi, tant que je sens que quelque chose de l'ordre du refoulement est désintégré de mon cerveau malléable
Ce matin je me suis dépensé en marchant, c'était vraiment bien. Comme le dirait cet écrivain, qui parlait d'une pilule magique provoquant euphorie paisible et new-age moderne, et en même temps des meurtres et des catastrophes sociales. Tu te rappelles?
"Ils étaient vraiment bien là", décrivant les objets du consumérisme, la grosse bagnole, le canapé de luxe, et tout le bordel, tout le merdier
Là j'étais juste dehors, le soleil épousant mon visage. Et je réfléchissais à mon sens d'être, dans cette banlieue résidentielle morte en journée, mais si belle lorsque les arbres et les plantes s'agitent. Pourtant, il arrive que je trouve la verdure déprimante. Mais là je me forçais, je m'efforçais, à trouver tout ça magnifique. Je me considère à la fois redevable et non-redevable
C'est tellement le bordel dans ma vie, et c'est aussi la révolution, qui risque d'être stoppée ? Je ne crois pas, mais la prudence me hante, elle me protège en même temps
Mais c'est bien la révolution en moi
Que pourrais-je faire? Réviser? Juste la flemme, une flemme totale, "honteuse", le bien-être de ne rien foutre, putain de merde, ça fait du bien de ne rien foutre, il faut le dire. Je n'ai jamais pris le temps de me sentir Être en existant simplement, en pensant et ressentant
 

-Forest-

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Est-ce que je fais ces exercices? Est-ce que je ressens la souffrance pour ce laps de temps? La dernière fois c'était paisible, ça avait si bien marché
Je me sens coupable de répétition, de je-m'en-foutisme, alors que je devrais pas. Peut-être suis-je "condamné" à errer ici pour le coucher quelque part, faute de quoi j'exploserais
Mais sinon, qu'est ce que cet aprèm était géniale, j'ai réellement beaucoup aimé...puis la journée était vraiment superbe aussi. La psy était satisfaite de mes progrès, cette marche au centre-ville était agréable, cette choucroute aussi, ces thés verts aussi, ce flottement éperdu sous l'électro aussi
****
Les lumières sont belles. Et tous ces "courage" me font un effet étrange...les lumières sont belles, le noir, souvent, me protège, mais là il m'oppresse. Il me faut plus de lumière artificielle, il me faut un éclairage intérieur sans cesse plus puissant, ou pas. Je pars complètement en vrille.
Un exemple de ce qu'est une "recomposition cathartique" chez moi. C'est la destruction (même paisiblement, ou au moins correctement absorbée), puis la résurrection
Encore eux. Ils m'attaquent, mais je suis fort, pour avoir tenu bientôt une décennie. Une décennie de guerre civile, une décennie de guérilla en moi, souvent occultée, donc je suis le plus fort, je suis pas Eux
Une bonne vieille techno IDM pour me défouler, sentir les schémas se déconfigurer à outrance dans mon esprit volatile. Sentir sur ces batteries virtuelles une danse mentale sombre et absurde, violente et mystérieuse. J'en fais quelque chose au moins, de tout ce bazar insensé
J'existe et j'existe pas. Je me considère comme un étudiant branleur de merde. Et puis après, l'extrême inverse va apparaître. Il est Là. Car je ne suis pas une merde, je suis Là, je vis, c'est déjà suffisant, c'est un art ou pas
 

-Forest-

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Le thé vert fait son effet. La chillwave résonne paisiblement, protégé comme je suis dans cette opulence et ma chambre. Une culpabilité est toujours présente mais je crois qu'elle se calme. La simplicité est mère de l’exutoire, ça doit être une forme de beauté. J'aimerais juste me sentir Vivre, comme maintenant, à moitié
J'ai bien dormi. Je me demande bien pourquoi j'ai besoin de m'exprimer ici. Sans doute parce que j'ai trop longtemps refoulé des choses plurielles et que je voudrais "exister" d'une autre manière. Est-ce de la thérapie? Un plaisir divertissant? Un art? Je n'en sais rien, j'ai juste envie de m'exprimer
On dirait que le trop-plein de pensées solitaires qui m'animent depuis que je suis gosse peut être retranscrit ici, que ce soit dans la paix ou le chaos. Ca doit être bien
Il n'y a qu'à interpréter ce chaos en moi. Au gré de cet immense nuage gris et sombre qui commence à s'abattre autour de la banlieue résidentielle aisée et endormie en journée. Il n'y aurait, si tout était facile, qu'à "inverser" les pensées, les voir comme fluides, liquides
Je suis résigné, mais ce mot signifie la paix, l'anesthésie consciente et souhaitée
Le thé vert fait son effet
Peut-être écrire peut aussi causer des dommages, m'entraîner dans des spirales malsaines et volcaniques, des répétitions difformes. 'm'enfin, je me sens exister utilement au moins
Je ne veux pas sortir, je ne veux point sortir. C'est nul dehors, alors qu'hier c'était clairement magique, beau, enchanté, extatique. Je sortais de chez la psy, j'étais presque heureux, le soleil baignait à la fois sur ma peau sensible et en mon coeur tourmenté. La verdure non-ravagée par l'hiver trépidant était resplendissante contre toute attente, et le béton paraissant, pour la non-première fois, brillant, plus vivant que jamais
Peut-être bien que c'est une proto-thérapie, ici bas. Parce qu'avant, tout ce que j'écrivais ici agissait en moi de façon terrifiante et mélancolique, version soft, décaféinée, sans alcool. Alors que là, au moins, je me parle, je parle au Tout, même numérique
 

-Forest-

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Je me sens flotter. Plus rien n'importe, juste Être. J'écoute encore cette chillwave, parce qu'elle me libère. Je suis une individualité-univers. Mais en écrivant, je cherche une approbation. Il me faut chercher différemment, le Moi.
Tu regardais ce doc Arte pour te cultiver, tu Es. Tu ressens le chaos, tu Es. Tu es vivant, tu es conscient de chercher une dignité, que tu as, mais qui est déstabilisée parce que ton ethos familial, déterministe, tout cela te donne l'impression d'être un déchet social
Mais non, tu es un étudiant, tu fais partie d'un système, tu achètes des choses, tu écoutes de la musique, tu as des projets, tu glandes parce que le système te le permet, ta famille aussi, les grèves aussi
Ne sois qu'observation, et comme le disait Steinbeck, Acceptes Et Jouis, putain. Ta chambre est cool, vois y un plaisir minimal de base
Mais non, les pensées défilent, et me bombardent. Il faut les tourner en quelque chose de bien, de pur, d'utile, non, pas utile. Ce serait donner le sourire au productivisme forcené de nos temps.
Putain mais pourquoi je peux juste pas Être? Pourquoi être si existentiel?
Être. Juste ça...j'aime Être. Ils travaillent, ce n'est pas grave, tu n'es pas vide, tu es là, tu t'aimes, tu dois t'aimer. Voilà le tronc d'arbre, le bois, l'herbe fraîche, le soleil crépusculaire qui t'anime, tout va bien. Et il y a ton morceau préféré, ou presque
J'aimerais raconter autre chose, mais que raconter?
J'aime être sur ce lit, aimer, ne rien faire, me laisser bercer par la musique, le désordre organisé de ma chambre
Que puis-je narré aux douces fontaines qui se déversent en mon cerveau en manque de sérotonine?
Si je ne fais rien, est-ce que j'existe? Je suppose que oui. Parce que je Suis primairement, ce qui est déjà assez important. Ensuite, il y a cet existentialisme, ces goûts, ces comportements
Bref, c'était une fenêtre vers mon chaos. Je cherche l'absolu sans cesse, l'absolu plaisir, euphorie sans limite, l'autoroute insouciante vers la perfection des humeurs. Ca n'existe pas...je ne peux qu'observer le Tout, mais observer ce n'est pas la perfection "positive". Je dois atteindre une paix résignée, chercher la simplicité, me purger par l'écriture, et ça devrait aller
Pourquoi tu culpabilises putain? Sois juste, ressens
Je suis mentalement épuisé, et à la fois paisible dans ma fragilité hallucinante. Je suis fragile, en reconstruction perpétuelle, comme un monde jadis en proie au cataclysme, lequel? Peut-être ne saurais-je jamais, et mieux vaut donc surfer sur ce mystère pour en tirer une essence substantielle, un ruisseau aux beaux parfums, aux belles eaux lumineuses et méditerranéennes
Je me rappelle la Corse, j'aimerais tant y retourner, ou bien retourner dans mes souvenirs...j'aimerais tant, la nostalgie, chercher à revivre, pour mieux vivre
Pourquoi je dis tout ça? Pour mieux aller. Je ne vise pas un bonheur stéréotypé, je vise juste la paix et la joie silencieuse. J'aime pas l'agitation, ou alors je ne la prends que comme un fragment figé dans le domaine spatio-temporel.
Il fait un peu noir, j'ai fait exprès. Je parle en vrac, comme des kits désordonnés, des kits volants dans un étrange rêve sombre et aimant, étrange
Je suis à court d'énergie, mais j'ai tissé tout ça, putain oui j'ai tissé tout ça
 

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Champs de blé nocturnes, des parfums-essaims qui m'embrassent. Les étoiles dont je rêve, elles dialoguent dans un petit vent de fraîcheur, l'odeur d'une humidité ancestrale et maladroite, dans son innocence mignonne à caresser. Le gravier sous la voiture, ce n'est pas un tas de ruines éclatées, plutôt une renaissance après un soleil dur et martial dans ses proses incessantes
Tellement de pensées, se laisser bercer, absolument se laisser bercer...je ne dois prendre que la Gélule, et glisser vers les étoiles
Tout est Anarchie à la fois agitée dans un mental devenu trop bruyant pour être lu, et comme des vagues programmées par cet algorithme qui nous échappe à nous tous
Je me fais illusion, mais je ne crois pas. Les molécules, les neurotransmetteurs, aussi
Les ouragans, comme celui-là
 

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J'aime tant ressentir la nuit qui s'approche comme une atmosphère protectrice. La nuit est mon refuge, je ne la ressens pas culpabilisante, du moins elle ne hurle pas, en quelque sorte. J'aime ressentir toutes ces lumières, puis les lampes de l'appartement, l'électricité qui maintient une façade de vie permanente, comme une horloge vivante, qui médite sur sa propre présence. J'aime écouter de l'électro mystérieuse et planante, douce, nostalgique et mélancolique, dans ces moments là. J'aime sentir que je n'ai plus besoin de planifier les moindres choses. La planification advient en journée car tout le monde travail et ça me fait ne pas m'aimer, car je me sens inutile. Là, le noir recouvre tout le monde, enveloppe les individualités, détruit le travail, c'est une hyperbole certes. Les lampes artificielles allument en moi une étincelle joyeuse, sur cette acouphène de l'oreille gauche qui advient brusquement, avant de se retirer sans raison, après être venu au monde sans raison
J'aimerais être sur une autoroute, dans une vieille Peugeot 206. Ma playlist serait mon paradis protecteur : Aphex Twin, Radiohead, de l'ambiant sombre, et que sais-je encore. J'aurais mon gilet jaune-brun, manches retroussées, voyant soit le bleu matinal se lever, soit le crépuscule décider du repos des hommes, soit une nuit terrible et perçante.
 

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J'écris dans une substance noyauté et fleuri. Les contacts célestes se sont perdus, là je suis inséré dans une splendide fracture, depuis le champs de blé, lui-même ne sait pas ce qu'est son identité, son ethos, sa place. Je lisais mon cours sur ce Bowie prodigieux, mythique, une fable. Le cours s'épuisait, comme un fusil plasma qui s'épuisait en énergie. Du coup, je me retrouve téléporté en ces lieux ancestraux, flottant, comme un peu tiraillé par des courants que je préfère nommer sous l'angle d'une neutralité stable, sécurisante
Il y aura peut-être de l'euphorie par la suite. Là, la neutralité permet la raison somme toute logique et calme, le calme, c'est pas un carcan, mais un épanouissement
Ce ciel gris uniforme, non pas triste...il est ultra brumeux, il appelle. Il appelle à l'insouciance artistique, à un ethos purement contemplatif. Il appelle à la provocation des sens, de la psyché créative et enfoncée dans...dans quoi? Je ne sais pas. C'était limité là, le métaphorique, l'abstraction. Il me faut être satisfait, ou pas
 

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Je veux juste être libre. J'aime me sentir flottant. Je suis longtemps resté dans le salon, j'ai adoré, ou plutôt aimé. C'est une fenêtre vers l'anarchie spirituelle, ce qui est à peu près refoulé par l'environnement des contraintes
****
J'aime sentir cette simplicité, cette chaleur puissante, qui enivre, qui démultiplie, qui offre aux vents, qui offre aux particules, aux bouquets de fleurs dispersés dans un monde éloigné et pourtant si tangible...
La bougie vanillée, vanilla, sa présence qui entonne des hymnes poétiques, hédonistes, spirituels, vrais. Et, enfin, la nuit, qui tombe, tombe
J'ai pu réviser un peu, c'est un début prometteur, rassurant, et je culpabilisais moins. A un moment, un tourbillon s'est fait sentir, il m'oppressait tout comme il me berçait. J'ai hâte de prendre mon médicament, je ne sais pas si c'est une bonne chose, en tout cas il me fait du bien et la psy ne veut pas l'arrêter avant longtemps. Au stade où j'en suis, je ne questionnerais plus cela, car je veux être paisible, voire heureux
J'aime ressentir de nouveau cet enchantement face à ce qui paraît anodin, simple. Mais il manque quelque chose, du soleil...j'ai besoin de soleil, il me vitalise, et s'il était là, ce serait tellement somptueux, ma peau serait alimentée comme des capteurs photovoltaïques...
J'aime poser des mots sur ce que je ressens, faire sauter les refoulements, plutôt que de poser des mots sur moi, parce que le moi et sa pseudo-cohésion illusoire l'emportait à tort sur les ressentis substantiels des choses, et les choses déterminent ce que nous sommes
Et le trouble? J'aimerais, je fais, des exercices, mais il me créer comme une pression, comme un stress de fond. Je me sens à la fois si libre, et si fragile, si vulnérable
J'aimerais tenir
 

-Forest-

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Ainsi, le taux de sérotonine ne doit pas être trop élevé. Il faut viser le juste milieu, mais lorsque ça monte, je me sens plus sous contrôle. Et je considère alors la tempête ressentie comme un semi-cadeau. Je peux écrire, je peux penser, ressentir mon individualité comme une richesse. Mais il reste des choses. Et j'aime m'exprimer avec simplicité, pouvoir poser des mots doux, conventionnels, m'échapper du trop plein d'abstraction de temps à autre
Il va falloir que j'aille la chercher ce soir, ça me fait peur, mais elle sera là, je serais plus en paix, ouf. Et j'ai encore du temps
Il y a tous ces e-mails de la fac, il m'angoisse, au moins je ne refoule plus. Je m'en fiche, le semestre sera mieux, ou simplement comme il est. Tout ne se résume pas à cela.
Que pourrais-je graver d'autre?
Je ressens la pression, l'impatience, l'irritation. J'essaye de les sentir couler en moi. En l'état présent, tout est stable, tout est paisiblement orchestré et je ressens de la sécurité, au moins physique et matérielle. Donc je peux atteindre une sécurité spirituelle aussi. Il faudrait que je relise ce livre, je vais le chercher après tiens, ça va m'occuper paisiblement. Cool qu'une tempête soit aussi fructueuse dans l'après-vortex. Parfois je me demande si elle n'a pas raison, si la colère et l'exaspération des gens ne se reflète pas dans le mental et l'être profond par transmission volatile
Je vais plutôt mettre ça là
Mes exercices marchent pour l'instant, ils marchent, tout va bien
Les goûtes partent, pas une fatalité
Canalises, restes rationnel, la raison est la meilleur des armes douces
On dirait que je cherche à conscientiser : n'ajustes pas, n'accumules point, laisses juste Être. C'est Là, tout simplement. C'est plaisant, une plénitude légère. Ne te protèges pas par l'épée, mais par le fluide
Ah, ça pousse pas un peu trop là?
Hum, arrêtons là pour le moment, on verra bien...
 

-Forest-

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Les vitesses vont si vite, la lecture avec la tête laser, c'est ça mon cerveau, c'est ouf. Mais du coup je peux le ressentir différemment, je peux me fondre dans la vitesse, je peux simplement décider de m'adapter tout en m'écoutant, on peut moduler tout ça, il y a toujours une solution
Je danse sur ce rythme fou et absurde de Murphy, la tête laser va très, très vite, pour l'instant je ne fais que courir en marchant, paradoxe suprême, jonglant entre détente et irritabilité, et ça marche, le cocktail
On accepte et puis c'est tout, point à la ligne
 

-Forest-

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Je me hais, pourquoi il a fallu que ça revienne? Pourquoi? Quand c'est paisible, c'est merveilleux, harmonique, parfait. Et il a fallu que ça revienne, et je veux pas qu'on me voit comme ça. Lui, il me voit pas comme ça, et eux aussi. Mais d'autres, si...ça m'angoisse
Je me réveille dans la nuit, je calcule tout, je fous en l'air la fac. Je suis pourtant heureux parfois, tellement bien...je dois fermer mes rideaux, ce blanc de merde m'oppresse...il me faut une tisane putain, j'ai encore trop pris de thé. Au moins j'écris, au moins j'existe, je m'offre une thérapie par ces lettres, ces mots, ces vagues, ce bien-être métaphorique, concret, simple, abstrait, direct
Pourquoi je n'y arrive pas...j'en ai marre. J'y arrive pas car je suis inconsciemment violent contre moi
****
Ca va mieux. Tout est calme, comme la plage au loin, moi allongé sur le sable. La tête comme agréablement engourdie de l'intérieur. Ma vie a du sens, elle est connectée à un tout, ce n'est pas une tête décapitée. Ce qui est énervant, ou étonnant, c'est savoir si l'on doit penser ou non...doit-on ne plus être mental au risque de renier une partie profonde de nous-même? Ou bien doit-on rester mental, exploser, doser, ajuster, naviguer? J'y comprends que dalle
J'aimerais sortir, mais je me ferais chier, c'est mort ici, ya que dalle à faire. Et je veux pas prendre le RER, alors que d'habitude j'adore. Sans doute on change tout le temps, sans doute je suis juste heureux à écrire, penser, pouvoir apprendre à mieux me connaître et juste être. Je suis épuisé, je dois faire mes exercices, il le faut, pour être heureux. Je dois réviser mais j'y arrive pas...je me plains pas vraiment en plus, j'aime juste m'exprimer là, ça me rend heureux. Je vais devoir sortir la poubelle et tout me paraît de l'ordre d'un épuisement insensé, comme si ça n'avait aucun, aucun sens
Au moins j'écris, on dirait que je veux exister, pourquoi vouloir exister comme ça? Mes tourments servent de marbre gravé
Tout passe au dessus de moi : sérotonine, sertraline, thé, café, RER, rien branler, vaporwave, écriture, art. Toutes ces étiquettes me mettent la tête à l'envers
On dirait qu'autour de moi, je connais tout. Tout est enregistré. J'aimerais pleurer un grand coup pour atteindre la catharsis, mais on pleure pas sur commande
Je me filtre, je me sélectionne, je sélectionne. Sélection tueuse
****
J'ai tant dormi, comme on tombe dans un sublime puit incompréhensible. Catharsis, du moins pas trop mal
 

-Forest-

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Je ne me limite pas, plus. J'aime ce thé, j'aime faire ce que je veux, sentir que je ne suis pas coincé. Je n'aime pas le fatalisme, mais une certaine forme de résignation. Je me demande quoi raconter. Il y a ça en fond qui m'effraie un peu, mais je me sens mieux. Je comprends maintenant pourquoi on parle de sommeil réparateur. Voire même plus. La nuit répare les êtres éprouvés, elle les protège même. Là c'était une nuit low-cost, une nuit de marginal au coeur d'un gris désormais invisible, bougie vanillée à l'appui. Je me sens calme, mais que veux dire ce calme? Que veux dire le fait de ne rien faire? Est-ce bien de ne rien faire?
Tant de questions dans ce tourbillon, elles restent sans réponse
J'aime sentir l'odeur de ce joli thé vert de Chine tout en écoutant cette vaporwave paisible et résignée. J'aime dire des choses simples pour exprimer des ressentis profonds, complexes. Mais je devrais peut-être rejeter une partie de cet existentialisme.
Ou juste essayer de créer des murs pour cloisonner
On verra bien
Il y a des choses riches dans ma vie, je suis étudiant, j'ai des "passions", des goûts, des envies, un entourage. Je ne suis pas un vide au sens négatif du terme
 

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Mon ordi se comporte comme un deltaplane. Je dormais sans dormir, dans de faux songes, des brumes paisibles et un poil effrayantes, mais une frayeur qui se mange chaude
Mon bouche est pâteuse, je déteste ça, et j'adore boire un thé pour ensuite me laver les dents. La vie d'un marginal qui s'explique par des mots simples, sous l'antidépresseur qui t'anesthésie comme un petit enfant. Comme la renaissance
La redécouverte. J'aime pas les points déclaratifs. J'aime pas ces obsessions, et je surfe entre elles
Lorsque j'essaye de faire un truc mais que j'suis pas dans le mood, c'est comme si y'avait un carburateur plasmique en moi, style steampunk, connecté à un réseau wifi turfuristik, et que le flux du réseau s'essouflait. Puis ensuite, ya une fenêtre qui se déchire dans l'espace temps de mon putain de cerveau anarchique et beau, et je peux écrire, écouter certains genres, voire me fondre dans FB mais en rejetant l'aspect social
Ya plus de filtre, ya que ce qui est en moi, gravé au plasma dans le marbre
 

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J'en suis à la troisième tasse, ça fait un bien fou. La troisième, troisième astre, troisième eudémonisme, troisième tout-ce-que-tu-veux. Je me sens plutôt libre, plus taraudé, tourmenté, baladé, exterminé, liquidé, liquéfié
Juste libre
Bien, il y a cet album de free-jazz électro et acid qui résonne dans mon cerveau extatique et paumé. Bien, il y a une euphorie sage. Un peu mieux serait la méditation, mais je respire si bien, et je ressens si bien, à tel point que je peux écrire, ce qui est agréable, sain, paisible
Il me faut boucler ce dossier, même si je le falsifie, c'est pas grave, il sera fait, et j'ai encore le temps, et demain j'appelerais l'autre conne, et je serais paisible, enfin
Tout n'est que présent au fond, c'est juste qu'on est pas vraiment des réceptacles...naturellement je veux dire
La culpabilité revient, tu n'es pas rien, tu es vivant, tu existes, tu es un individu, surtout un humain biologiquement digne, qui mérite de vivre
Tu as pris l'air sur ce balcon, tout était agressif mais l'air frais était une petite résurrection, et tu as observé autour, le bruit de ce marteau-piqueur, et juste du vent
Je veux juste vivre, j'aime la vie, je l'aime, donc je vivrais, et l'essentiel est que je sois en vie, que j'ai cette chance d'un toit, de musique, d'une famille aimante, etc. Les accidents ne sont que temporaires
Il n'y a parfois rien de plus beau que d'écrire en écoutant un album de Squarepusher, ou de tout autre artiste pas connu et mystérieux. Ca me donne une dignité, je ne suis redevable de rien en l'état actuel des choses
 

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