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✒️ Plume ardente Les recompositions cathartiques

-Forest-

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Encore ce crâne paisiblement engourdi. Mais la culpabilité qui revient au pas de course. Je me concentre sur ma dignité d'exister, sur mon existence méritée, sur le présent. J'essaye de ne pas me juger, de juste Être, de me dire que ça va aller, que les choses évoluent tout le temps. Je suis un peu fatigué d'un coup, ça me ferait du bien de descendre après, je prendrais un peu l'air. La vaporwave, comme une vapeur brumeuse et orange, délicieuse, en moi. Avec lui, c'est très cool, comme toujours. Je me sens doucement planer entre paix profonde et petite amertume culpabilisante. J'ai un peu faim. Lorsque ça ne va pas, je dois, et je, me concentre sur le fait que je suis Là, sur ce ressenti premier, à savoir l'existence, en tant que telle.
Il y avait l'euphorie, une suractivité, les ventilateurs de l'osmose tournant à une vitesse effrayante et incroyable. Puis là, une descente effrenée, mais amortie. Comme si je venais de sortir d'un autre monde, d'une autre dimension-rythme
 

-Forest-

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Je n'arrive pas à me concentrer...il faut que je révise mais j'y arrive pas. Je me concentre sur mon rapport moniste à ma chambre, qui me reflète, et à mon individualité forte, au monde de dehors. Mais je ne veux pas l'appeler tout de suite, au pire je me mettrais un coup d'accélérateur. J'aimerais bosser mais j'y arrive pas, 'fin si, mais ultra lentement et avec des pauses. J'espère que le thé va me réveiller. Puis je parle tout seul, je m'invente des scénarios, je répète, je me sens bien
Il faudrait peut-être de la dark ambiant, l'atmosphère serait plus propice à la concentration que la beats vaporwave
L'odeur du thé vert de Chine ne me comble pas, elle finira par me combler sans doute. Dehors, les nuages gris sont striés et fragmentés de différentes nuances, c'est beau, il manquerait plus que du jazz apocalyptique, si je devais pas bosser
J'ai vraiment hâte de manger avec lui ce soir, mais j'ai peur de pas assez parler, d'être irrité. Peur qu'il trouve que j'ai changé, parce que je suis calme, que je souris pas, que je bois plus vraiment. 'fin y'aura plein de trucs à raconter, mais voilà. Je l'aime beaucoup, j'ai pas envie de le perdre
Puis ce qu'ils m'ont dit hier m'encourage à me reprendre en main, bien que ça m'effraie un peu, voire assez si je suis dans l'hyperbole
Ah ça fait du bien de graver tout ça sur le marbre virtuel de mes tourments, mes plénitudes, mes questions
 

-Forest-

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Je me sens comme un guerrier pour toujours. Comme dans ce jeu, comme avec lui. C'était un sacré champs de bataille, des faits héroïques, ou juste humble. Entre deux frères pour toujours, deux frères d'armes, deux camarades, deux délirants, unis dans tellement d'actes universels, et anodins, ou non
Je serais toujours ce guerrier, mais un guerrier-existentialiste. Je serais toujours affûté de mon fusil, de cette combinaison modifié, éprouvé, silencieuse et sage. Je suis un Individu, une individualité puissante, un monde singulier, au milieu de tant d'autres singularités, de supernovas permanentes. Je me vois dans des déserts, marchant, puis trouvant le réconfort dans d'étranges villes paisibles
La molécule fait son effet, les substances ne font que me rendre plus fort. Et cet existentialisme est l'un de mes pouvoirs, comme de mes terreurs
 

-Forest-

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Tu as eu peur, tu te sentais comme un effondrement, une centrifugeuse (tu ne sais ce que veut dire ce mot, mais tu le trouve plutôt joli, déjanté, étrange, donc tu le dis). Or le présent est là, tu penses trop au futur, le futur t'assailit violemment, tu ne sais même pas profiter du présent. Alors arrêtes de te maraver la gueule et fais ce que tu veux de ton présent. Tu ne vis pas en Corée du Nord, ta famille est aimante et tu as suffisamment pour être heureux. La sérotonine n'est pas la seule explication, laisses toi aller, essayes de t'écouter, essayes de méditer en permanence sur ton être, le monde qui t'enveloppe, le monde que tu enveloppes. Ecoutes cette chillwave, laisses toi aller aux compulsions minimes si ça te soulage, mais elles ne te pourriront jamais la vie. Vois toutes ces obsessions comme forcément avec des solutions, en temps voulu
Tout ça, c'est une boussole, ça me permet de me sentir bien, de ne pas chuter. Au point où j'en suis, je ne vois pas quelle normativité pourrait encore plus se foutre de moi. Je devrais l'écouter et juste profiter
 

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C'est en me rendant compte que ma vie n'est rien, que je me sens être un minimum apaisé. Lorsque les projets futurs deviennent de lointaines opportunités, le présent devient plus beau. Je bois ce thé, j'en veux un autre. Hédonisme raisonné. Mais la culpabilité. Bientôt elle partira, parce que la fac va redémarrer, et je pourrais enfin me sentir travailler dans un cadre. Travailler, oui, paisible, enrichissant...
****
Le soleil rayonne puissamment, un bleu magnifique, merveilleux, dingue, renversant. Une harmonie totale advient, une reprise en main agréable, tout en étant point violent avec mon être. La vaporwave résonne mais autre chose adviendra bientôt. Tout est bien ici, tout est paisible. Pas de culpabilité, juste des solutions, juste un cadre stable, qui fluctue. Le cadre assure de la paix, une sécurité, mais une sécurité construite, presque harmonieuse
 

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Je ressens comme...une harmonie puissante, comme une agitation permanente dans ma tête, mais soit dans un sens vif et positif, soit neutre. Comme si je m'écoutais enfin. Comme si ce n'était plus l'explosion d'un système de refroidissement. Mais j'ai quand même peur de lâcher le rythme, peur d'être déconcerté, ébloui violemment par la vitesse de tout ça. Peut-être que je cherche à fuir l'ennui. Mais le fuir serait positiver dans ce cas. Mais intelligemment j'imagine
C'est là le problème de l'hédonisme, des réflexes hédonistes : mêler l'authenticité d'un bien-être stable, avec le simple fait de combler un vide triste. Il ne doit sans doute pas avoir à chercher plus loin, lorsque l'esprit et le corps ne veulent pas aller plus loin, et je le ressentais intensément dans le salon, au soleil. A un moment, le soleil baignait sur mon visage, c'était splendide, je fermais les yeux, je ressentais une chaleur spatiale, une lumière céleste. Comme un abandon aux sens, rien de plus
Des solutions à tout. Le délai.
Le thé paisible à côté de moi, que j'aimerais faire fumer carrément, j'aimerais en voir une fumée poétique et volcanique en surgir
Parfois, lorsque je sens un épisode émotionnel ultra-puissant et négatif qui advient, je dessine et peint des flux en mon âme, en mon corps svelte. Je vois des couleurs bleues, des fontaines et des vagues que rien n'arrête, comme si tout cela devait être observé. Ce matin je crois, ça a eu lieu...mais je ne crois pas que ce soit du refoulement, bien que je le craigne souvent...en tout cas, c'est beau, peut-être même ne serais-je un jour pas énervé de dire "magnifique", "heureux", bref
 

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Je me sens bien. Je ne pensais pas pouvoir dire ça un jour. Pouvoir m'accepter, accepter les choses. Sur cette cover de Bowie, toile tissée sur un fond synth, comme si j'étais maître de la nuit, et que la nuit était mon maître. Je suis le seul des vivants là où les immeubles dorment avec leurs occupants désincarnés. Ne réfléchissant que de façon saine, ou presque. Souffrance évaporée comme du sable fumée à la vapeur, comme un saumon. Comme une autoroute qui défile sans but précis, juste ce qui adviendra. Dans ma Peugeot 206 qui n'existe pas, qui n'existera peut-être jamais, sauf dans mes plus grand fantasmes. Comme il le disait, "tant que tu peux fantasmer, tout va bien". Tant que le fantasme embellit la sensation du réel
Je sais pas ce que donnera l'examen, au pire on verra. Comme il disait, "advienne que pourra", puis un super resto avec lui, régénéré depuis des cycles
Toutefois, il y a des incertitudes. Stop
Stop
 

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Je me sens comme un peu anarchique, mais une anarchie paisible. C'est agréable. Ce n'est pas un effondrement. Le terme "effondrement" me paraît relever d'une époque de guerre civile, comme un fatalisme, une incertitude face à ce qui doit advenir, un vide dans le présent, et un déchirement du passé dans les âmes et les gravats, l'herbe, la terre désertique poussiéreuse.
 

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Comme si je prenais conscience que je me réglais comme une machine. Alors que préparer la bouffe et le thé devrait être quelque chose de naturel. Toute la question de l'hédonisme. Je parviens à un équilibre
Dehors, c'était agréable, l'air froid qui nettoie mes poumons secrets. Le bleu astral
Et juste ce qui doit être
 

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Pas de sourire, et pourtant tant de paix...comme si ça allait de soi. Juste la beauté de tous les fragments, du pur brut...comme un Monisme intuitif et qui n'intervient que lorsque Plume se fait, ou Vortex. C'est plein, c'est intégral, malgré mes peurs. Plus de ruminations si invasives, une acceptation plus sophistiquées. Mais pas d'engrenages terribles

Mes volets fermés, le sommeil qui vient, ma playlist en vrac qui me représente bien, en dispersion. Les reins qui marchent, le ventre trop sollicité
 

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Les volets fermés. La vaporwave qui résonne doucement, des lumières artificielles qui me sortent de la léthargie d'un faux-sommeil. Les inquiétudes : qu'auront-ils comme réactions? Il faut que je me protège
J'en ai parfois marre de cette banlieue, ou alors je ne perçois pas les environnements assez spirituellement. Je dois faire le bain de sérotonine, ça marche à chaque fois
Tout devient simple lorsque l'écriture devient simple et se détache de ses artifices
Tu es libre, tu es peut-être "heureux", c'est juste toi qui complique les choses, rien d'hostile. Ne t'ajustes pas comme une machine, tu n'en ai pas une. Plus facile à dire qu'à faire
J'ai envie de prendre mon petit-dej' mais ils dorment, impossible
J'ai à la fois envie et pas envie de cette rentrée. Envie pour me sentir travailler comme tout le monde (très mauvais raisonnement), apprendre éventuellement, et pas envie car pas envie de voir des gens, d'être critiqué par les profs
Il me faudrait une infusion pour me calmer, ou la sertraline. Bientôt
Qu'écrire d'autre? Les fragments flottants sont séduisants
 

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Je ressens de la colère, une énorme irritation. Je me laisser corrompre par l'hédonisme irréfléchi, par opposition à l'hédonisme rationnel. J'essaye de contempler les immenses vortex en moi, de les absorber, sur cette vaporwave. J'essaye d'accepter ces implosions
 

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Les choses semblent huilées de façon paisible, belle, harmonieuse. La musique qui se reflète dans cet algorithme mystérieux et câlin, divertissant, introspectif, que je ne comprendrais jamais. L'acceptation possible d'un tout qui se reflète spontanément et qui ne peut pas vraiment être dompté, sinon écouté, simplement
Demain je vais travailler et ça m'apaise enfin
Le ciel est lisse, non pas un artifice, vraiment beau, céleste, j'aimerais aller derrière
J'aimerais aller là bas mais j'ai un peu peur...je devrais en parler. J'ai besoin de voir de l'art, les réseaux sociaux sont toxiques, aucune possibilité de m'imprégner véritablement de la psyché humaine et d'un quelconque surréalisme dans ces réseaux de merde, que je fuis à grand pas
J'aimerais me sentir marcher légèrement, en flottement, sous ce soleil. Entendre les moteurs du RER, entendre les rails chevauchés, voir les stations défiler à toute vitesse, follement. Voir des gens à Paris, juste les sentir se brasser incroyablement, comme de vastes ballets surréalistes
Ne pas penser, fermer mon esprit
 

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Ces magnifiques amas de gros nuages imposants, des monuments gigantesques...des nuances de gris, sombres, de blanc, avec ce bleu timide en haut, et cette végétation artificielle de banlieue, dorée, jaunâtre, orangée...magnifique. Et mes émotions qui me taraudent, et le thé noir qui va les rendre encore plus violente, mais j'aime cette violence, j'aime car c'est une violence qui se change en quelque chose d'agréable, que je peux contempler, et qui ne me fera pas de mal. Puis cette violence va me faire chuter, parce que la sérotonine sera supprimée comme dans un disque vierge formaté, et qu'il me faudra reprendre du carburant
Cette électro violente de Squarepusher, qui va de pair avec la détermination de mes doigts sur le clavier, une vraie péripétie silencieuse et jamais connue
 

-Forest-

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Des couleurs cybernétiques, un câble de nuages. Et trop de pensées pour savoir quoi en faire. Maintenant le suspense, un étrange calme annonçant le mystère d'une ville cybernétique. L'impossibilité de faire quoi que ce soit du point de vue de l'hédonisme me force à me regarder. Il me faut me droguer au thé, ou juste sentir ces sensations. Ce n'est pas un état normal, ou aucun état n'est normal. Je me demande comment baigner, continuer à baigner. C'est agréable et bizarre, faussement contrasté
Des tâches dans le ciel, des tourbillons, des tempêtes dans ma putain de tête
Ma chambre
Moi, dans sa pureté hors du "tout"
Putain, il faut que je sorte quelque chose...est-ce de l'euphorie? Ou autre chose...? J'en sais que dalle, je voudrais tisser quelque chose mais j'y arrive pas. Comme si je voulais combler un vide intérieur...émettre une substance réfléchie, psychédélique
 

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