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✒️ Plume ardente Transgressions.

Dealeur de fleurs

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Regarde-nous, le destin n'a pas honte les dieux n'ont pas honte
J'ai tout foiré cette année c'est toujours en chantier
Est-ce qu'on peut revenir en janvier ?
Son regard me traverse le corps comme une longue aiguille, o
n dirait bien qu'on est cuits

Je t'ai ouvert la porte de ce sanctuaire qui est le mien avec d'infinies précautions, et je ne t'ai laissé t'y engouffrer que lorsque j'ai eu le sentiment que j'avais une preuve que tu comprendrais.
Mais dans mes rêves, me réveille encore ce regard cliquetant de métallique. Juché sur moi, un fil de fer incandescent, s'infiltrant dans mes veines, martelant mes pupilles. On dirait des souvenirs fabriqués, comme une histoire qui ne tient pas debout.
Comment peux-tu ainsi laisser les traits de mon visage dégouliner ? Comment peux-tu défigurer un édifice d'un seul regard ? Tu regardes à travers moi comme si tu ne voyais plus mon regard dur, mon pas assuré, comme si tu ne voyais plus là qu'une pauvre créature. Et que m'importe les sourires des inconnus, cet exemple brise toute la cohérence de la démonstration, et rend les choses si contingentes.
Le chemin droit et déterminé qui se profilait a pris un virage inattendu, et mes réponses nouvellement acquises se sont transformées en doutes plus opaques encore. Je suis toujours sur le coup de la stupeur, si bien qu'une bombe pourrait exploser sous mon lit que je n'en serais pas surprise.
C'est ce genre d'événements qui te font remettre en question toute ta conception de la temporalité. Qu'en serait-il, si on pouvait retourner dans le passé ? Le même moment, une toute autre trajectoire. Les choses étaient-elles ainsi par essence ? Est-ce qu'avec cette nouvelle carte, le même sentiment de ne pas être à sa place apparaît, cette même impression d'être dans un cauchemar sous le soleil, avec tous vos regards qui me traversent sans comprendre ? Ne dis pas que ça a existé, même avec un compromis, car cela voudrait dire que tu as bien été ce corps blanc et moi ce visage rougi, là, dans ce lieu où je n'ai jamais aussi peu senti qu'on me voyait comme j'étais vraiment, qu'on comprenait.

J'ai dilué mon identité dans des promesses qui se voulaient éternelles, les visages des autres aujourd'hui n'existent pas vraiment. Et je me questionne sur le caractère irréversible des choses. Si on a cassé le vase une fois, la fissure que la chute a créée peut-elle se résorber ?
Un souvenir me manque, sans cesse ravalé, sans cesse rappelé, et dans la couche idéelle des choses, il demeure encore. Dans leur aspect réel en revanche, on me dit qu'il est annihilé, et tout se charge de m'y faire m'y plier.
Tout cela va trop vite, ce ne sont déjà plus mes souvenirs que je contemple, ce n'est plus mon juin ni mon février, la continuité file, brisée. Et aujourd'hui, quel jour on est ?
J'attends un mort à ma porte, et pourtant seule cette idée me semble à peu près réelle.
Toute chose n'est qu'illusion, je me perds entre les lignes, je ne me maquille plus pour rien, je ne me dirige plus vers rien quand je marche, comme la ligne qui sort de mon coeur ne va plus se mêler à aucun autre univers, là-haut. Et je n'en reviens pas, comment cela peut-être ce qui n'est plus qui m'apparaît comme la seule chose qui demeure encore. Même les mots ne peuvent briser le caractère intact de cet instant, qui continue à se déployer comme s'il était lui-même doué de vie propre, comme des vies parallèles. Est-ce que j'ai trop cru en mon illusion que je n'accepte pas qu'elle revêtisse désormais cet aspect ? Est-ce que j'ai raison de croire au caractère irréel de cette réalité ?
Nous nous regardons, comme deux visages de statues. Le souvenir est plus vivant pour nous, et sans cesse je me heurte à ces barricades, et sans cesse, je m'y reprends, jusqu'à m'en briser la tête peut-être. Une main peut-elle me cueillir pour me porter à l'abri des flots ? Cette date n'existe pas, ces visages n'existent pas.


 
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Dealeur de fleurs

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La première fois que tombe le masque
Le coeur nous pique, on espère une farce
Voir naître après tant de soupirs la crainte que nul sacrifice ne va suffire
Sans parachute, on a sauté du 7ème ciel


Je sais que tu vas me dire que tu es en train de perdre ton envie, comme si c'était à moi de jouer là-dessus.
Peut-on parler de chaque objet que j'ai amassé pour en meubler mon coeur, et que tu as regardé avec mépris ? Peut-on parler de ce que je trouve beau dans ce monde, et que tu ne regardes pas ?
Cela fait si longtemps qu'il n'y a plus ni discussions ni rêves, ni projets ni débats. Tu me dis que tu me désires, mais à quoi bon ? C'est tout ce que tu retiens de mes larmes ?
Y a plus aucune pudeur, appels aux oreilles de tous, nus à la vue des autres, et notre intimité envolée, traitée comme on traite les choses vulgaires.
Moi aussi j'aimerais dormir jusqu'à midi, bordée dans mon lit et dans mes certitudes.

Je crois encore à une mauvaise blague, quand je vacille. Si le monde ne mérite plus d'être regardé, alors arrêtez de m'y forcer. La réalité s'arrête à une nuit où tu m'as juré des années avec des sourires dans la voix. La réalité s'arrête là.
Donc quoi, faut que je crois à toutes ces phrases imbéciles c'est ça ? Tous les mêmes, faut pas faire de l'autre sa priorité, s'aimer soi-même ?
Non moi j'avais fait de mon monde une parenthèse quand tu y es entré. Très vite tu es devenu mon seul projet.
C'est pas raisonnable, ça l'était seulement si c'était toi. J'ai pas voulu y croire, tu m'as tout promis et maintenant je suis là.


 
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